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Xénophobie - Cameroun/Guinee Equatoriale
L’assassinat d’une camerounaise originaire de Buea entraîne en guise de riposte une chasse à l’homme contre les étudiants équato-guinées dans la ville du char de Dieu.
Le consulat de Guinée équatoriale à Douala, situé à la rue Koloko (Bonapriso), entre le cimetière Njo-Njo et le Carrefour Shell New Bell, connaît une effervescence depuis le vendredi 9 janvier 2009. Une centaine d’étudiants et élèves équato-guinéens venant de Buea se sont réfugiés dans les locaux de cette institution consulaire. Ils sont partis en vague et en catastrophe de la ville de Buea où ils poursuivent leurs études. La plupart avec bagages. Samedi 10 janvier 2009, il ne restait plus qu’une dizaine jeunes filles et garçons qui allaient et venaient dans la cour du consulat sous le regard des employés qui partageaient leur amertume. Ils constituent la dernière vague qui s’est extirpée de la furie d’une famille qui a ameuté quelques autres proches contre cette communauté. Selon certains employés du consulat, une cinquantaine de ressortissants équato-guinéens ont ramené dans la matinée à l’aide d’un avion affrété par le président Obiang Nguema. Une situation qui a obligé le consul, Manuel Mbela Bama Ndong à passer pratiquement tout le week-end à Buea pour s’assurer que rien de grave n’est arrivée à un seul équato-guinéen. Et surtout de faire sortir les derniers rescapés que les amis et camarades camerounais qui n’ont pas apprécié cette cabale ont protégé dans leurs chambres.
En effet, on apprend qu’à la suite du décès à Malabo dans des conditions tragiques d’une jeune camerounaise originaire de Buea, encore non identifiée, la famille de cette dernière ameute les habitants du quartier qui décident de faire une descente punitive dans les cités pour administrer le même sort aux ressortissants équato-guinéens essentiellement constitués des étudiants et élèves. Selon certains étudiants le déploiement rapide des éléments du commissariat de Molyko ont permis de ne pas enregistrer de cas dramatique. Si les étudiants rencontrés disent ne pas avoir les détails sur les cas des agressions, ils disent avoir appris que plusieurs étudiants ont été molestés par une foule en furie avant d’être sauvé des griffes de leurs assaillants par la police.
C’est le deuxième incident de même nature qui est enregistré dans la ville de Buea. On se souvient déjà que le jeudi 6 décembre 2007 le quartier Molyko où est concentré les mini-cités, une tension aux allures de xénophobie faite de chasse à la communauté équato-guinéenne avait mis en mal la quiétude des populations emporté par la violence vengeresse perpétrées sur une dizaine de membres de la communauté equato-guinéenne. Et pour cause, à la suite d’une expulsion des camerounais en Guinée-Equatoriale, un étudiant camerounais originaire du Fako a vu sa sœur aînée émigré eu Guinée –Equatoriale en larme sur les images diffusés en boucles. Dénonçant les sevissent et l’arnaque dont elle a été victime. C’est ainsi que les camerounais choqués par le traitement réservé au camerounais émigrés dans le pays d’Obiang nguema décide d’organiser la riposte.