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Lapiro de Mbanga : Une sainte sylvestre à la barre

Justice - Cour d’appel

La première audience de Lambo Sandjo Pierre Roger en appel a été celle de renvoi. La prochaine est programmée au 30 décembre 2008.

Lambo Sandjo Pierre Roger de son vrai nom passera-t-il la sainte sylvestre dans sa cellule du quartier spécial 18 qu’il partage avec notre confrère Lewis Medjo, directeur de publication de La détente Libre et le jeune Eric Bayiha ? Tout porte à le croire. «Sauf miracle, il sera difficile que les débats en appel soient vidés en une audience. La procédure actuelle étant longue», affirme un avocat observateur. Le nouveau code de procédure pénale prescrit que les parties appelantes fassent l’exposé du motif d’appel. Dans ce cas, le ministère public a autant fait appel à la décision du premier juge que le prévenu. Après cela, le prévenu-témoin est soumis à la cross examination, en suite à l’examination in chief et si ses avocats le sollicite à la re-examination in chief, puis on passe à au réquisitoire de l’avocat général et à la plaidoirie de ses avocats, avant que le cour donne son verdict. Mais pour Lapiro de Mbanga, qu’il passe la sainte sylvestre ou non, peu importe. Le plus important est qu’il bénéficie d’un procès équitable. «Ceux qui croient m’avoir fait du mal en m’envoyant au bagne, qu’ils sachent que je suis dans mon monde. Le plus important c’est l’indépendance de la justice dans la suite de cette procédure judiciaire», affirme-t-il, très relaxe et très épanouis.

Hier, mardi 25 novembre 2008, a eu lieu la première audience en appel de Lapiro de Mbanga. Lorsque l’affaire N°24 du rôle, celle opposant le ministère public à Sandjo Lambo Pierre Roger, est appelé, ce dernier descend à peine d’un taxi d’escorte qui l’a conduit de la prison à la cour d’appel. Il est aussitôt pris d’assaut par une foule de sympathisants qui a fait le déplacement. Alors qu’il se livre à quelques accolades, il est happé par ses avocats qui le conduisent précipitamment dans la salle d’audience. A peine prend-il position dans le box des prévenus que le président Ondoa déclare l’audience renvoyée au 30 décembre 2008. Raison évoquée, «retour de la citation directe et composition régulière de la cour». En effet, le président Ondoa précise que toutes les affaires au rôle seront renvoyées parce la collégialité n’a pas pu être constituée. Par ailleurs d’autres avocats présents s’indigneront de ce que les avocats de Lapiro de Mbanga ne se sont pas attelés à mettre le dossier à jour. Ce qui aurait évacué le déficit de la citation directe. Malgré ce report, Lapiro de Mbanga qui a été condamné à trois ans d’emprisonnement ferme par le premier juge dans une parodie de procès reste confiant quant à la clairvoyance des jurés de la Cour d’appel afin que seul le droit soit dit. «Ce que Dieu a décidé, c’est ce qui va se faire. Il y a des gens qui sont sortis de prison et sont devenus chef d’Etat comme Nelson Mandela. Ceux qui ont connu un grand destin, on d’abord connu un chemin d croix. Je ne sais pas si c’est ce que Dieu me réserve», affirme Lapiro.

Le 26 septembre 2008, statuant en collégialité, le tribunal l’a reconnu coupable de délit d’attroupement et obstruction de la voie publique, complicité de pillage en bande. Malgré les preuves qui démontraient le contraire. Le tribunal de grande instance (Tgi) de Nkongsamba l’a condamné à trois ans de prison ferme et en guise de dommage et intérêts à verser 200 millions de francs Cfa à la Société des bananeraies de Mbanga (Spm), et 80 millions de francs Cfa au Centre divisionnaire des impôts de Mbanga, les deux parties civiles au procès. Après ce verdict, les avocats de la défense ont aussitôt relevé appel dans l’espoir que les arguments probants qui disculpent Lapiro de Mbanga seront mieux appréciés à la Cour d’appel du Littoral. Le ministère public fera aussi appel, estimant que la peine retenue n’est pas suffisante, puisqu’il avait requis 20 ans d’emprisonnement. Ce qui n’est pas pour rendre la tâche facile à ses avocats.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

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