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Une fête du sacrifice dans un climat de meurtrissure

Tabaski

L’échec qui a émaillé l’organisation du hadj au Cameroun a meurtri la communauté islamique. Elle l’a exprimé lors de la grande prière du sacrifice hier 8 décembre 2008 au camp Bertaud.

 

«Le musulman qui se réclame comme tel, doit être l’ambassadeur de la paix des peuples, des nations et de l’humanité. Il devrait être aussi celui qui participe à l’édifice de la nation. Il est de notre devoir de construire une nation de stabilité. Pas seulement celui l’a qui prêche la paix, mais celui qui justifie par les actes de la volonté de son accomplissement», a soutenu l’Imam, Sheikh Ibrahim Moubarak dans sa prédication de la grande prière de la fête du sacrifice du lundi 8 décembre 2008 au camp Bertaud. Avant de reconnaître qu’au Cameroun pour rester plus contextuel, ce discours est presque inadapté, «parce que la communauté musulmane du Cameroun n’est pas conforme à ce discours, dans le concert des nations par contre, d’autres sociétés islamiques font plus preuves de ce discours». Il en veut pour preuve, l’échec qui a caractérisé l’organisation du pèlerinage de cette année. «Il n’a été que le reflet du climat qui prévaut au sein de la communauté musulmane du Cameroun. Il ne faudrait pas qu’on jette le tort à l’administration ou à quelqu’un d’autre, mais à nous même et qu’on s’essaye à l’avenir s’unir pour repenser et prendre en main les choses qui nous concernent», affirme Sheikh Moubarak.

Les fidèles présents au Camp Bertaud ont corroboré à ce prêche sur l’unité et la paix des fils de Dieu, tout en exprimant la meurtrissure qui les étreint dans la manière foireuse avec laquelle a été conduit le pèlerinage 2008 des musulmans camerounais qui se sont engagés à se rendre à la Mecque. On se souvient qu’un pèlerin est décédé à la suite des misères endurées à l’aéroport de Garoua, et à l’aéroport international de Douala des centaines de pèlerins ont été maintenus plusieurs jours et sont partis avec du retard. Ce qui ne permet pas à ces retardataires d’effectuer tous les rituels exigibles pendant le hadj.  «Comme l’a dit l’imam dans sa prêche, nous sommes très choqués par la manière catastrophique avec laquelle l’organisation du pèlerinage a été organisée au Cameroun. C’est  désolant l’image que nous donnons de notre religion aux yeux de l’ensemble du pays», affirme Sa dignité Nji Zaccharia, chef de la communauté Bamoun du Littoral.

 

La division

A l’avenir, l’imam Sheikh Moubarak a souhaité, que la communauté musulmane du Cameroun qui est constituée de trois associations islamiques légalisées qui sont : l'Association islamique du Cameroun (Asic), l'Association culturelle et islamique du Cameroun (Acic)  et l’Union islamique du Cameroun (Uic) ; prenne en charge cette organisation et que le plan de faisabilité soit  présenté à l’administration. «Pour cela elles se doivent de se regrouper en fédération du culte musulman (Fcm) afin qu’il ait une vrai prise en charge de la question du pèlerinage au Cameroun, et d’autres aspects liées à l’islam». Ce qui n’est déjà pas évident. Seulement cette idée n’est pas nouvelle, il y a quelques années, le ministère de l’administration territoriale a répondu favorablement et a encouragé cette initiative. A condition que les trois associations acceptent de s’unir. Mais les associations concernées n’ont pas donné une suite favorable au projet proposé par la coordination national de l’Uic. A cause des querelles intestines et de leadership qui les divisent. «Et disons le sans ambages, ces associations sont responsables de ce que subissent les musulmans aujourd’hui au Cameroun», soutient Sheikh Moubarak, avant de conclure. «S’il y a eu ce message de coexistence inspiré par Dieu, il faut que les musulmans du Cameroun œuvrent pour l’unité et combattent tout discours de division et de rejet. Qu’ils fassent preuve de convergence, d’amour et d’unité ».

 

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

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