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Affaire foncière
Malgré le désistement du goleador camerounais, la procédure judiciaire se poursuit au grand étonnement des populations prévenues.
La salle d’audience du tribunal de Kribi a fait le plein d’œuf hier jeudi 20 novembre 2008. Statuant en matière commerciale, le tribunal de grande instance de l’Océan a statué sur la demande de «nullité de cession de droits réels immobiliers sur un terrain non immatriculé et de l’acte notarié portant quittance». Affaire qui oppose la Fondation Samuel Eto’o Fils contre les collectivités Ngouondinjili de la communauté Ebome et le notaire Me Bemma Mandengue Din Marie Térence. L’affaire a été à nouveau renvoyée au 18 décembre 2008 pour les mêmes raisons que le 23 octobre dernier «production de pièces» à verser au dossier. La première audience de ce litige a eu lieu le jeudi 16 octobre 2008. Aujourd’hui, les populations d’Ebomè ont pris un avocat en la personne de Me Mpounga et ceci malgré l’assurance d’abandon des poursuites judiciaires de la partie civile que représente Me Gabriel Parfait Kaldjob. «Nous n’avons pas confiance en ces gens là qui disent laisser à perte et profit l’achat de notre terrain. Sinon pourquoi on renvoie l’affaire sans raison valable. Nous avons pris un avocat au cas où l’action publique se poursuivrait, malgré le désistement d’Eto’o Fils », «Pour nous, il y’a quelque chose qui ne va pas dans cette affaire. Mais tout ce que nous voulons c’est qu’Eto’o Fils libère rapidement le terrain s’il ne le veut plus. Car il avait déjà fait borner le terrain en son nom. En ce moment nous avons déjà d’autres preneurs», déclare Jérôme Bemiyili, un membre de la communauté d’Ebomé.
Malgré ces méfiances des populations Me Kaldjob rassure que : «Les villageois ont tord de penser à un coup tordu. Ils ne comprennent pas qu’une fois qu’il y’a un acte notarié dans une affaire, celle-ci requiert une décision du tribunal pour entériner notre action en nullité. Eto’o a décidé d’abandonner son argent et le terrain, il le fera. Il n y’a pas de crainte à avoir pour les populations». Cette assurance de l’avocat de l’international camerounais n’est qu’une partie des raisons qui motivent l’abandon de Samuel Eto’o Fils. Les mauvaises langues disent dans la cité balnéaire que c’est l’avocat qui aurait convaincu le goléador de laisser tomber cette affaire à cause de ses liens d’amitié très étroit avec le notaire Me Bemma Madengue. D’autres observateurs évoquent la solidarité professionnelle et le désir de l’international camerounais de ne pas salir son image pour une histoire de 100 millions de francs Cfa contre les pauvres villageois.
En mai 206, Eto’o s’engage dans l’achatr d’un terrain de 75 hectare à un montant de 212 millions Fcfa pour la réalisation de son projet de construction d’un centre de formation sportifs de jeunes. Après avoir versé 100 millions Fcfa, le solde dès l’obtention du titre foncier. Malheureusement, Pascal Anong Adibimé, le ministre des domaines et des affaires foncières (Mindaf) s’y oppose arguant que ce terrain est un domaine privé de l’Etat. Il proposera une concession provisoire et par la suite pourrait être définitive. Une entourloupette estiment les conseils d’Eto’o qui décide d’abandonner et de passer à perte et profit ce gros investissement que le gouvernement n’a pas soutenu. Est-ce alors, une volonté de faire volte-face du gouvernement en décidant par décret n°2008/383 du 18 novembre 2008 du président de la république de reconnaître d’utilité publique la Fondation Eto’o Samuel Sport (Fundesport) ?
Sévère Kamen, publié dans Le Messager