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Vol de matériels
La perquisition programmée par la brigade des enquêtes de la légion de gendarmerie du Littoral a été bloquée par les conseils d une société soupçonnée de recel.
«La Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) n’est pas dans une situation de concurrence. Après avoir constaté depuis des mois la disparition du matériel du Cnic, j’ai, dans mes fonctions de gardien du patrimoine de l’entreprise, tout naturellement porté plainte contre inconnu. Toute similitude ne peut conduire que vers les enquêtes plus approfondies. Nous commandons notre matériel d’échafaudage chère, chez un fournisseur exclusif dans le monde, les autres n’ont qu’à nous prouver l’origine des leurs», affirme Antoine Bikoro Alo’o le directeur général du Chantier naval. Le 23 octobre 2008, le Cnic n’a pas pu conduire la perquisition prévue au Groupement des échafaudeurs et chaudronniers du Cameroun (Gecc), sisau Pk 10. L’avocat du Gecc, Me Désiré Sikati, assisté des clercs du cabinet d’huissiers de justice Yossa, a réclamé la présentation du mandat de perquisition. Les éléments du Groupement des enquêtes de la légion de gendarmerie du Littoral ont menacé de passer à l’offensive avant de se raviser et décider d’attendre l’arrivée du Lieutenant Colonel Emile Bankoui, Commandant du groupement de gendarmerie du Littoral. Ce dernier n’arrivera finalement pas, parce que retenu dans une réunion à la préfecture du Wouri où il accompagnait, pour une prise de contact, les éléments du bataillon de gendarmerie nationale, venus pour sécuriser les élections municipales partielles du 26 octobre 2008 dans l’arrondissement de Douala Vè.
Tout est parti de Michel Roussel, un partenaire de la société Gecc qui est allé prospecter un marché d’échafaudage au Cnic. Lorsqu’il présente les atouts du Gecc, son interlocuteur, le directeur des opérations, M. Dorié se ravise et constate que le matériel évoqué correspond à celui que le Chantier naval recherche depuis des mois. C’est ainsi que le 23 octobre 2008, une descente sur le terrain est organisée pour évaluer la capacité du Gecc à satisfaire l’offre proposée. Cette descente en compagnie des éléments de la brigade anti-gangs de la légion de Littoral le conforte dans ses soupçons. C’est alors que le responsable de la comptabilité est entendu sur procès verbal sur l’origine du matériel soupçonné appartenir au Cnic.
Dans sa déposition, le responsable des finances du Gecc affirme que sa société se ravitaille souvent à la brocante ou sur le marché local en se procurant du matériel de qualité approximative. Pas suffisamment convainquant pour les enquêteurs au regard des relevés effectués dans le magasin du Gecc. Ce qui motive la perquisition programmée pour le lendemain, jeudi 24 octobre. Seulement, Me Sikati, le conseil du Gecc s’y oppose. Un employé du service technique du Gecc prétend que lors du retour du matériel en location sur les plates-formes, « il y a généralement confusion du matériel, ce qui peut expliquer que nous nous retrouvons avec le matériel qui ne nous appartient pas ». est-ce à dire que l’inventaire n’existe pas au sein de cette entreprise ? Par ailleurs pour Me Sikati, «c’est une bataille concurrentielle déloyale qu’on veut régler sur le terrain pénal, entre une grosse structure, le Cnic qui veut écraser une petite structure détenant 2% du marché, en enlevant à cette structure tout son matériel». Finalement, le Lieutenant colonel Bankoui envisageait la perquisition du magasin de cette entreprise actuellement mis sous scellé, où on soupçonne s’y trouver les échafaudages et les colliers appartenant à la Cnic. Il use ainsi de l’exception du flagrant délit que l’offre la loi.
Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager du 28-10-2008