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Mama Fouda va –t-il laisser mourir le Samu ?


Société – Urgentiste

Le service d’aide médicale d’urgence n’a plus les capacités d’interventions nécessaires. Les deux unités de Douala et Yaoundé sont non opérationnelles.

L’importance du Service d’aide médicale d’urgence (Samu) n’est plus à démontrer dans l’assistance des patients et accidentés dont le pronostic vital est fortement menacé. Son apport lors des multiples accidents sur l’axe lourd Douala-Yaoundé, lors du crash de Mbanga Pongo, les transes du collège La Maturité….reste mémorable. C’est le taux très élevé des décès d’accidents sur nos routes, faute de secours rapide qui décidât l’ex-ministre de la santé public, Urbain Olenguena en 2004 de créer au forceps deux unités du Samu. L’une pilote à Douala et l’autre à Yaoundé. Quatre ans après, les deux réseaux sont à l’agonie. On nous signale que le réseau Samu de Yaoundé est hors d’usage. Ce qui justifie que lors de son accident Mgr Tonye Bakot fut évacué dans une voiture ordinaire. A Douala le Samu est dans un coma très avancé.

Samedi 11 octobre 2008, une dame appartenant au corps consulaire comme indique son véhicule immatriculé Cpc 621 Cc arrive au Samu de Douala pour solliciter une ambulance médicalisé enfin de rapatrier un malade d’Edéa à Douala. En vain. Il en sera de même de cette famille qui n’a pas pu conduire son malade dans une clinique à Bonapriso à la demande du médecin traitement. En août 2008, lors de l’incendie de la prison centrale de Douala, et lors de l’accident du bus d’une agence de voyage sur l’axe lourd, il y a deux semaines, le Samu n’avait pas pu intervenir pour les mêmes raisons. Pour certains agents, le Samu de Douala est confronté à un problème de mauvaise gestion logistique et des ressources humaines.

 

Besoin de moyens

En revanche, la coordination soutient que le parc automobile est essentiellement constitué des véhicules d’occasion qui n’auraient même pas pu être acceptés, n’eût été la précarité dans laquelle est confrontée le Samu depuis son lancement. Ce qui justifie la régularité des pannes et l’impuissance des responsables. «Les concessionnaires soutiennent que leurs pièces sont quasi inexistantes parce que la fabrication de ces modèles est aux arrêts», souligne Dr Clotilde Njall, coordonnatrice du Samu réseau Douala. Elle promet la sortie d’un des véhicules dans les brefs délais.

A ce jour, seule la détermination et la témérité des responsables et employés du Samu a permis à cette structure médicale de fonctionner jusqu’ici. Car le Samu qui est une structure quasi autonome, et placée directement sous la tutelle du ministère de la santé publique, ne dispose pas de patrimoine mobilier et immobilier, de même que d’un personnel médical propre. Objet de grandes batailles au sein des cadres du Minsanté. Entre ceux qui sont pour la mort du Samu et d’autres qui soutiennent que pour son existence, il faut mettre de grands moyens. Pourtant les responsables en poste réclament uniquement le minimum pour fonctionner.

A l’heure actuelle, les 7 ambulanciers, 5 permanentes et 3 infirmiers de Douala sont payés en dessous du Smig. « Ce qui n’augure pas de la sérénité dans le travail». Le Samu fonctionne sur les contributions mensuelles et pas toujours régulières de six hôpitaux de district à hauteur de 120.000 Fcfa; quatre centres médicaux d’arrondissement, à hauteur de 50.000 Fcfa ; et les deux hôpitaux de référence de Douala à hauteur de 250.000 Fcfa. En plus des recettes propres estimées à près de 10 millions Fcfa par an. Ce qui représente globalement un budget prévisionnel annuel de près de 26 millions de francs Cfa, qui est placé sous le contrôle d’un comité de gestion que dirige Jérémie Sollè, le directeur de l’hôpital Laquintinie. Toutefois pour remettre à flot le Samu Douala, le délégué provincial de la santé publique du Littoral a commandé un budget prévisionnel qui a été transmis à la tutelle. Il est demandé l’achat de deux ambulances médicalisées neuves et l’amélioration de la couverture radio.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

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