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Plaidoyer pour la socialisation des malades mentaux


Santé - Psychomotriciens

Les rues de Douala sont parsemées de personnes déficientes mentales. L’alerte a été tirée, les familles et les collectivités décentralisées interpellées pour leurs encadrements.

 

L’Association des psychomotriciens et sympathisants du Cameroun (Apscam) a distribué des médicaments, de vêtements et des aliments nutritifs aux malades de la rue. C’était le jeudi 10 octobre 2008. Les statistiques font état de ce qu’environ 400 à 1000 patients vadrouillent dans la capitale économique. Une opération précédée le mercredi 9 octobre 2008 par une conférence organisée à l’hôpital Laquintinie de Douala. Ces actions entraient dans le cadre de la 16è édition de la journée mondiale de la santé mentale qui se célèbre le 10 octobre de chaque année. Et accompagnait le thème retenue pour cette édition : « Faisons de la santé mentale une priorité mondiale à travers les actions, les services et la sensibilisation des populations et des citoyens ». Il a été question de sensibiliser l’opinion publique  quant aux problèmes de la santé mentale.

Car les maladies mentales sont les plus répandues dans le monde entier. Des centaines de millions de personnes dans le monde sont touchés par les troubles de comportement, des troubles neurologiques et des troubles dû à l’usage de certaines substances. Par exemple, selon les estimations faites par l’Oms en 2002, 154 millions d’individus dans le monde souffrent de dépression. 25 millions de personnes de schizophrénie, 91 millions sont touchés par les troubles de la consommation d’alcool et 15 millions de l’usage de drogues. « Preuve que la maladie mentale sous quelque forme que ce soit est une pathologie importante dans les cinq continents. Les dépressions sont la quatrième pathologie la plus en vue dans le monde », soutient l’Oms. « Ce n’est donc pas un problème qui concerne uniquement l’Afrique en général et le Cameroun en particulier», déclare Docteur Jon Jean Louis, médecin psychiatre à l’hôpital Laquintinie de Douala.

Le président de l’Apscam, Dieunedort Ngniakam Doumi, a saisi l’occasion de cette célébration pour faire un plaidoyer afin favoriser la socialisation  des victimes de maladies mentales dans les familles. Parce que ces pathologies sont des maladies comme le paludisme, la fièvre jaune et autres pandémies. A cet effet, il a exhorté les familles afin qu’au lieu de rejeter leurs malades, elles doivent plutôt en prendre soin sans toutefois ressentir de la honte comme le font la plupart. «Les familles victimes doivent s’ouvrir, car, c’est ainsi qu’ils pourront trouver des solutions pour guérir leurs patients. D’autant plus que, la santé mentale englobe la promotion du bien-être, le traitement et la réadaptation des personnes atteintes de ces troubles. », avance Dieunedort Ngniakam.

Dr Jon  reconnaît que la prise en charge des malades n’est pas chose facile. « Cela nécessite beaucoup de moyens financiers ». Tout en expliquant le phénomène qui conduit à l’abandon des malades mentaux dans la rue. « Certaines personnes préfèrent conduire leurs malades chez les tradi-praticiens puisqu’ils estiment que les soins sont très coûteux dans les hôpitaux. Lorsque cette voie se trouve infructueuse, les malades sont abandonnés dans la rue». Pour conclure, il va plaider pour sa chapelle : « Le médecin psychiatre est seul habilité à traiter ces troubles. Celui-ci questionne le corps et fait des examens appropriés. Ce qui n’est pas le cas avec les tradi-praticiens », argue Dr Jon. Toutefois, les collectivités décentralisées et particulièrement la Communauté urbaine de Douala a été interpellé pour la construction d’une maison de recasement des malades mentaux.

 

Linda MBIAPA (Stagiaire Jade/Syfia)

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