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Impossible amélioration des soins des détenus

 Santé - Prisons centrales

Le détournement des fonds destinés à l’amélioration des conditions de vie des détenus au Cameroun aggrave les problèmes sanitaires dans les prisons.

« Santé pour tous les détenus en 2010 », cette attente exprimée par un participant a suscité un élan de réactions pour dire que c’est un rêve irréalisable. Et lorsqu’on sait que les participants à l’atelier de concertation sur « l’amélioration des soins de santé des détenus dans les prisons centrales » qui s’est ouvert hier mercredi 2 octobre 2008 à Douala et s’achève ce jour, sont essentiellement des régisseurs, des médecins et des intendants de prisons, il y a lieu d’exprimer la même crainte que les 70% des participants : «Cet atelier risque être un de plus pour rien». Et parce que « toutes les résolutions qui seront prises ne seront pas appliquées ».

Pourtant la situation sanitaire des 10 prisons centrales du Cameroun est exécrable. A en croire le représentant de l’antenne provinciale du Littoral du Programme d’amélioration des conditions de détention et droits de l’Homme (Pacdet II), Hippolyte Sando, « les détenus  souffrent de plusieurs types de maladies [endémiques et épidémiques] ».  Et d’ajouter que malgré la présence d’une infirmerie dans chaque prison centrale les « équipements médicaux [y sont] insuffisants ». Et les responsables des milieux carcéraux ainsi réunis d’enfoncer le clou : « On note aussi une insuffisance en approvisionnement médicaux, une précarité des équipements déjà existants, des remèdes non appropriés aux maladies spécifiques des incarcérés et enfin un manque de collaboration entre les districts, les infirmeries, les prisons ». Ce qui justifie aussi la présence des responsables provinciaux de la santé publique à cet atelier. C’est dire que malgré les efforts sans cesse croissant du gouvernement dont a fait allusion, le délégué provincial de l’administration pénitentiaire du Littoral (Dpapl), la situation reste critique. « Peut-on être privé à la fois de sa liberté et de sa santé ? Non…Mais malheureusement, c’est le cas dans nos prisons où bon nombre de détenus sont en proies à de graves problèmes sanitaires », dira Nono, le Dpapl.

On comprend pourquoi, au moment de faire l’état des lieux de la santé des détenus dans les prisons centrales, de présenter la carte sanitaire des prisons du Cameroun, le système d’intervention de l’Etat dans les pénitenciers ; les hauts gradés de l’administration pénitentiaires ont sollicité la mise hors de la salle des journalistes. Certainement pour éviter qu’ils entendent les allusions sur « les détournement des fonds alloués à l’administration des conditions de vie des détenus dans les prisons ». En dépit de ce pessimisme, le Dpapl a exhorté les participants a donné le meilleurs d’eux-mêmes afin qu’au terme de ce séminaire, soit mise sur pied une stratégie efficace de gestion et de suivi des soins de santé des détenus dans les prisons. Surtout que le Pacdet se propose d’apporter son aide en ce qui concerne : « La réhabilitation des infirmeries des prisons centrales ; la mise en place du mécanisme de gestion et la dotation en médicaments et matériels médicaux pour les dix prisons centrales », affirme Hippolyte Sando.

 

Mathieu nathanaël NJOG
et Linda Mbiapa
(Stagiaire) publié dans Le Messager

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