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Panorama Ramadhan
Châpo
Débuté le 1er septembre 2008, avec l’apparition de la nouvelle lune, le mois de ramadan prendra fin fort probablement le 30 septembre après l’apparition de la lune la veille. Ce sera aussi la rupture du jeûne appelé « Iftar ». Le ramadan est le 9e mois du calendrier lunaire. Le jeûne, l’obligation qui est lié au mois de ramadan, constitue la quatrième des cinq piliers fondamentaux de l’islam. Ainsi, durant 30 jours, le ramadan a consisté pour les croyants musulmans à lutter contre leurs désirs humains intérieurs. «Saoun», le mot arabe est qui traduit l’obligation du jeûne va au-delà de l’abstinence pour s’étendre à la purification, au don de soi, au partage... En y réfléchissant de plus près, on s'aperçoit que le mois de ramadan marie plusieurs exigences.
Pour les fidèles du prophète Mahomet qui observent le jeûne, ce mois, sacré, marque aussi, le début de la révélation. C'est un mois de bénédictions. De ce fait savoir pourquoi est-ce que l'on fait le ramadan est très important, « car les actions ne valent que par les intentions ». Dans les multiples étapes que le mois du ramadan connaît, les musulmans ajoutent pendant cette période aux cinq prières obligatoires, deux prières « subrogatoires » qui sont dites après 19h30 minutes. Et pendant, les dix dernières journées du mois de ramadan, les croyants dignes, exécutent dix prières supplémentaire entre 1heures du matin et 4heures. Eprouvantes ! On parle alors de veillées des prières.
On comprend que le ramadan ce n'est pas simplement «se priver de nourriture », de trompez-vous. Durant tout le mois sacré de ramadan, le musulman ne mange, ni ne boit, de l’aube au coucher du soleil. Le rythme de travail est ralenti et l’ordre du jour est aux prières. Des obligations que n’affrontent uniquement pas les camerounais originaires du septentrion, mais aussi les gens du sud à forte culture chrétienne, qui se sont volontairement convertis à l’instar de notre collègue Gérard Tedom et de l’Imam Bell de la mosquée de Mbanga-Bakoko. Ainsi qu’une forte communauté étrangère venant de l’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et de l’Asie.
Au moment où on s’achemine à la fin de ce mois de sacrifices, de rédemption, Le quotidien « Le Messager » fidèle à sa tradition est allé explorer dans cette obédience religieuse pour comprendre, mais aussi pour toucher du doigt les réalités que cette communauté religieuse traverse en ce mois de ramadan où le Cameroun travers des difficultés économiques. Difficultés qui ses font fortement ressentir dans le panier de la ménagère.
Dossier coordonné par
Mathieu Nathanaël NJOG publié dans Le Messager
Angoisse
A quelques jours de la célébration de la fête de Ramadan, certains musulmans sont inquiets. Ils parlent de difficultés financières
Vers un fin de Ramadan morose
Assis sur des tabourets à l’entrée de leurs boutiques au quartier Briqueterie à Yaoundé, le regard évasif, des commerçants Musulmans attendent impatiemment un potentiel client. Devant des ateliers de vente de pagnes, les tissus de différentes catégories sont superposés sur des battants dans l’attente de clients qui pour l’heure se font rare. C’est en désespoir de cause que les commerçants appellent les passants pour leur proposer leurs articles. Cette façon de faire est plus accentuée en cette période de fin de Ramadan. C’est que, pour certains, les moyens financiers ne sont pas suffisants pour préparer la fête de Ramadan prévu en début de semaine prochaine. « J’ai trois femmes et dix enfants. Les économies dont je disposais se sont épuisées dans les préparatifs de la rentrée scolaire. Et, à l’heure qu’il est, tous ne sont pas encore inscrits à l’école. Mais, je suis obligé de faire quelque chose pour la fête. Les enfants insistent pour avoir des habits neufs », explique Aboki, un commerçant de pagne.
Les activités commerciales qui parfois battent leurs pleins à cette période au quartier Briqueterie sont au ralenties. Pourtant, la plupart des commerçants espéraient tirer leur épingle du jeu à cette occasion du Ramadan. Chez « Darou Salam », couturier spécialisé dans les tenues féminines, il n’y a aucun client dans son atelier. Aidé par son apprentie, Darou Salam ajoute un autre mannequin vêtu d’une gandoura rouge au milieu de sa collection de mannequins. « C’est ma dernière création que je baptise « joker ». Car, je n’ai pas eu autant de clients comme à l’accoutumée », précise-t-il avant d’ajouter : « A cette heure l’année dernière, j’étais saturé par les commandes. Cette année c’est grave, C’est avec beaucoup de peine que j’ai pu retenir une dizaine de clients depuis presque un mois. Ceux-ci proposent des prix très bas, parce qu’ils préparent en même temps la rentrée scolaire. C’est dans l’espoir d’attirer plus de clients que j’ai cousu cette gandoura ».
Chez les ménagères, le rythme des préparatifs varie d’une maison à une autre. « Nous achetons le nécessaire à savoir : les poulets, pagnes et bien d’autres au fur et à mesure que l’argent réservé à cet effet est disponible. Pour ce qui est des aliments nous les conservons au congélateur en attendant le jour j », raconte Aïssatou une ménagère
Edith DJUIDJE
(Stagiaire)