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Un enfant à deux sexes plonge sa famille dans la détresse

Santé - Malformation génitale

Né à Douala il y a deux mois, ce bébé se trouve actuellement à Bafoussam. Ses parents comptent sur l’onction des ancêtres et les âmes de bonne volonté  pour venir à bout de cette situation.

 

La vingtaine entamée, Gladys Tchoupé ne cesse de pleurer à longueur de journée. Elle ne comprend pas le pourquoi après avoir mis au monde un mort-né en mars 2007, elle se trouve actuellement génitrice d’un bébé à deux sexes. Ce qui l’amène à passer des moments difficiles auprès de sa belle-mère au quartier Bamendzi à Bafoussam. Là bas, on n’est pas de penser que la colère des ancêtres s’abat sur la famille. Surtout que les oracles prédisent que pour libérer le couple Tchoupé du joug sous lequel il ploie, il faudra accomplir plusieurs rites de purification et d’expiation.

Reste que l’enfant qui porte le nom de Sibétsam Aude Daniel est né le 20 juillet dernier au dispensaire saint Pierre et Paul de Bépenda à Douala. Sur la sa partie génitale, l’organe féminin et l’organe masculin sont juxtaposés.  Juste après deux mois de vie, le bébé a eu droit à deux actes de naissance établis à Deïdo dans la métropole économique. A Base de la déclaration du médecin, l’officier d’état civil a d’abord marqué que l’enfant était de sexe féminin, par la suite, il s’est contredit, après avis du médecin.« A l’accouchement, l’infirmière m’a dit que c’était une fille. Arrivé le soir à la maison, j’ai constaté que l’enfant présentait une partie légèrement avancée dans la zone génitale. Etant inquiète, on m’a rassuré que c’était un clitoris légèrement avancé. Mais plusieurs semaines après, le médecin m’a demandé d’aller faire une échographie. A la suite de l’interprétation des résultats produits par le film, il a été mentionné que l’enfant dispose, au plan interne, les organes génitaux de l’homme », raconte-t-elle.


La pitié de Dieu

 A en croire cette dernière, le médecin lui aurait demandé d’attendre trois années. Car passé ce délai, le bébé Sibetsam Aude Daniel devrait subir une intervention chirurgicale. Question d’amputer les « masses » de l’organe génital féminin qui sème la confusion quant à la nature de son sexe. Estimant qu’il est difficile d’attendre ce délai, Gladys Tchoupé a pris la route de Bafoussam, le village natal de son époux afin de voir ce qu’il y a à faire en matière de médecine traditionnelle. Parallèlement, il elle sollicite le soutien des autorités administratives, traditionnels, religieuses, politiques et des âmes de bonne volonté afin qu’ils lui viennent en aide. « Si les grands de ce pays et les âmes généreuses ne viennent pas en aide, je ne sais que faire ? Il faut que cet enfant soit suivi par les spécialistes. Mon époux et moi, nous n’avons pas de moyens, nous comptons sur le soutien des bienfaiteurs pour sauver cet enfant », implore-t-elle.

Soutenue par les membres de sa famille et ceux de son époux, Gladys Tchoupé espère que miracle se produira afin que son enfant conserve un seul sexe. Sa foi est autant soutenue que l’enfant en question s’appelle Sibetsam. Ce qui signifie en français : la pitié de Dieu.


Guy Modeste DZUDIE publié dans Le Messager

 

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