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Tension sociale à la Camwater et à la Cde

Droits sociaux / Ex-employés de la Snec

Les délégués du personnel et les syndicats de base de la Cameroon water utilities corporation (Camwater) et la Camerounaise des Eaux (Cde) passe à l’offensive.

 

« C’est vrai, nous avons de graves problèmes. Nous n’entendons pas parler à la presse en ce moment, car les négociations se poursuivent. Il faut que nous rassemblons les preuves de la mauvaise foi des employeurs pour porter la situation sur la place publique», déclare Gaston Pepouna, président d’un des syndicats de base de la Camwater et la Cde que nous avons rencontré hier, lundi 21 septembre 2008 en pleine réunion avec les délégués du personnel et les responsables des syndicats du secteur eau et activités connexe. Ces derniers étaient en réunion préparatoire de la rencontre qu’ils ont demain mercredi 24 septembre 2008 à Yaoundé avec les partenaires marocains repreneurs de la Cde. Une réunion qu’on qualifie au sein du personnel de l’ex-Snec comme étant celle de la dernière chance. «Au sortir de cette réunion, il est possible que nous passons à l’offensive par des actions fortes», confie un délégué du personnel.

Vendredi 19 septembre 2008, une rencontre syndicale s’est tenue au club house de la Camwater, regroupant les délégués des syndicats de base de la Camwater et de la Cde. L’ordre du jour portait sur la présentation générale du projet de la convention collective des entreprises du secteur de l’eau. Ce projet a été transmis aux dirigeants des deux sociétés par le Syndicat national des travailleurs du secteur eau et activités connexes (Synaatseacc) avec l’onction de l’Union des syndicats libres du cameroun (Uslc) dont le président Flaubert Moussolé est le signataire de courrier d’expédition. Les employés du secteur de l’eau dénoncent leur grille de salaire qui relève d’une convention collective vieille de plus de 20 ans.

 

La Cde responsabilise la Camwater

Depuis plusieurs mois, il couve une situation explosive à la Camwater et à la Cde, les deux entreprises nées de la mort définitive de la Snec, le 2 mai 2008. Jusqu’ici, privilégiant le dialogue social, ils s’échangent une tonne de courriers et même des mémorandums. Tous ayant trait sur la revendication des droits sociaux et l’amélioration des conditions de travail. Certes, la privatisation de la Snec n’a entraîné aucune perte d’emploi, les employés ayant été repartis dans les deux sociétés, cependant, il y a eu plusieurs violations de la loi régissant le travail au Cameroun. «Dans tous les cas, une société qui change de dénomination ou qui est privatisée, doit tout d’abord liquider les droits des employés et aller sur la base des nouveaux contrats avec les employés maintenus », précise Moni Mbella, responsable syndical. Ce qui n’a pas été le cas pour les employés de l’ex-Snec.

Au regard de cette situation, Senhaji Hicham, le Directeur des ressources humaines et du contentieux de la Cde, a adressé le 3 septembre 2008, une note aux employés «dans le but de regrouper et évaluer de manière exhaustive toutes les revendications antérieures avant 2 mai 2008 liées aux avantages dus, à transmettre à la Camwater pour règlement » précisait-il. C’est dire si à la Cde on essaie d’éviter que la situation explose. A la cellule de communication de la Camwater, où est resté en poste l’ancien administrateur provisoire de la Snec, Basile Atangana Kouna et ses plus proches collaborateurs, on dit que ce dernier avait dans le cadre de ses misions « mis un point d’honneur sur l’amélioration de la situation sociale de la Snec lioquidant tous les droits sociaux». On cite le remboursement de l’épargne-prêt que le personnel avait consenti à la Snec d’un montant de 908 millions de francs cfa ; la restauration en janvier 2005, de la prime de productivité suspendue depuis vingt ans ; le rétablissement des reclassements et avancements des employés restés suspendus pendant 18 ans ; la reprise  quinze ans après des cotisations du personnel à la Cnps suivie des paiement des prestations sociales et familiales en faveurs des employés et des agents retraités.

Mathieu Nathanaël NJOG publié dans Le Messager

 

 

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