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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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L’hôpital Laquintinie en état d’alerte

 Incendie - Prison centrale de Douala

Ambiance à la formation sanitaire la plus importante où a été évacuée la plupart des accidentés de l’incendie survenue dans la nuit du 19 au 20 août 2008 à la maison d’arrêt de New-Bell.

 

Dès l’arrivée des premiers brûlés de la prison centrale de Douala aux environs de 7heures 30minutes, ce mercredi 20 août, l’hôpital Laquintinie est aussitôt placé sous état de sécurité maximale. Des éléments de la police et de la gendarmerie, en faction quadrillent toutes les entrées et les différents services (Urgence, bloc opératoire, réanimation et morgue) où sont placés les prisonniers brûlés et décédés. Pendant ce temps, les familles des prisonniers ont aussitôt accouru à l’hôpital Laquintinie de Douala pour vérifier si leur parent, époux ou frères, fait partir des morts ou des brûlés. En vain, car elles seront bloquées aux différentes entrées. «Je veux savoir la situation de mon fils. Je suis d’autant plus inquiet que j’ai suivi un gardien de prison raconter que le feu est partie de la cellule N°15 où il est gardé», affirme Marie Christine. « Mais nous ne trouvons aucun interlocuteur. Depuis la prison centrale, où nous avons été tenus à bonne distance par un cordon de sécurité, nous nous sommes fait dire de nous rapprocher plus tôt de l’hôpital Laquintinie où tous les cas graves sont évacués », poursuit Ngo Nken Madeleine, sœurs d’un prisonnier.

Quelques malins vont se faire passer pour garde-malade ou pour des malades venus en consultation pour passer à travers le verrous de sécurité afin d’accéder aux bâtiments des urgences ou du bloc opératoire. Pendant ce temps, les rumeurs les plus folles gonflent les chiffres des décédés et des brûlés. D’autres parlent de prisonniers fusillés alors qu’ils voulaient profiter de la situation pour s’évader. « Tous ceux des prisonniers qu’on a évacué sont des brûlés, aucune impact de balle n’a été relevée», dément un brancardier. « Nous avons été brûlés parce que nous avions été encerclés par les flammes. A un moment nous avions voulu nous réfugier à l’arrière des cellules, c’est alors que nous avions été coincés. Mais il y a aussi certaines d’entre nous qui ont été brûlés parce qu’ils sont allés portés secours à d’autres camarades », confie Ebongue Donald, prisonnier interné au service des urgence. Un service des urgences où le Major du service, Manga et le chef service des urgences chirurgicales, Dr Bitang A Mafok se sont remués sans répit pour organiser et administrer les soins avec célérité. Un des accidentés va décéder aux urgences. Portant le nombre de mort à dix.

 

Bilan des évacués

C’est la même mobilisation au blocs opératoires où passent la plus part des brûlés graves avant d’être envoyés en salle d’hospitalisation ou en réanimation. En début d’après-midi, la pression va tomber d’un cran. Le premier bilan est fait : 16 prisonniers ont été évacués à l’hôpital Laquintinie, 4 brûlés au troisième degré et en profondeur ont été évacués à l’hôpital général de Douala, les 12 autres, brûlés au deuxième degré. On peut y voir des brûlures des pieds, sur les omoplates, sur les visages et pour la plupart présente des grandes brûlures sur la partie dorsale du corps. «Nous avons eu des cas critiques. Les premiers soins ont été administrés, certains ont été placés en réanimation. Mais dans le cas des brûlures le plus dur commence après quarante huit heures, lorsque le corps commence à réagir par dégagement des gaz », affirme Dr Bitang A Mafok. C’est dire si le plus dur est à venir. On apprend de source proche des responsables médicales de la prison centrale de Douala que 48 autres blessés et des brûlures de faible portée sont maintenus à l’intérieur de la prison où ils reçoivent les soins adéquats par le personnel infirmier renforcé. 

Pendant ce temps, à la morgue, dix dépouilles des prisonniers décédés sont soigneusement disposées à même le sol. Seul un des corps présente une jambe entièrement calcinée. Les autres ne présentent que des blessures légères, aucun impact de balle. « Tout porte à croire que se sont des décès par étouffement ou par piétinement lors des bousculade », soutient un médecin.

Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 21-08-2008

  

Décédés

1- Fokou Roger cellule n°1

2- Ngueldo Marcel, cellule n°5

3- Tchamo Thierry, Cellule n°6

4- Sadjenkeng Jean Paul, cellule n°5

5- Tchatue René, cellule n°15

6- Yoyo Bruno cellule n° 4

7- Kwamo Olivier, cellule n°16

8- Ashu Ernest, cellule n°6

- 02 corps non identifiés

 

Brûlés évacués à l’Hôpital Laquintinie de Douala

1- Ateba, 24 ans

2- Youmbi Joseph, 34 ans

3- Batchou Simon, 34 ans

4- Odjong Joseph, 34 ans

5- Koum Daniel, 26 ans

6- Njayou Roger, 28 ans

7- Fokou Fopa, 28 ans

8- Fongang Francis, 36 ans

9- Ebongue Donald, 32 ans

10- Djado Rostand, 30 ans

11- Fankam Félix, 28 ans

 

Brûlés évacués à l’hôpital Laquintinie à l’hôpital général de Douala

1- Bouba Zoa, 32 ans

2- Tchengang Richard, 46 ans

3- Takou Romeo, 24 ans

4- Issen Samuel, 31 ans

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