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Menace de Grève -Aes Sonel
L’imminence d’une grève annoncée par le syndicat national de l’énergie électrique (Snee) a mis la société de production, transport et de distribution du courant électrique en état de choc.
Il était un peu plus de 7heures hier mardi lorsque les membres du comité ad hoc du dialogue social achevaient en queue de poisson les travaux de leur 12ème et certainement dernière session. Travaux démarrés la veille à 16h30mns. Et pour cause, le Snee dénonce le contenu du rapport final. «Nous ne comprenons pas que dans le cadre d’un comité ad hoc, l’employeur n’accède à aucune revendications des employés et on parle de dialogue sociale ?», s’indigne Jean Benoît Nguele. En revanche à la direction de la communication de Aes Sonel, on soutient que toutes les parties ont signé le document final. «On a forcé la main à trois de nos quatre représentants de signer en l’absence de notre tête de file Jean Benoît Nguelé qui a refusé de céder à la pression», reconnaît Jean-Baptiste Ngambo, le secrétaire général du Snee.
A cet effet, le Snee affirme mettre en exécution sa menace de grève. «Nous avons lancé le service minimum. Les releveurs et distributeurs arrêtent de travailler dès ce jour. Et d’ici là nous passons à la phase II qui va concerner les autres camerounais », soutien Nguelé, le secrétaire général adjoint. Et Ngambo d’ajouter : « Nous serions passés à la première phase de notre grève depuis lundi. Nous avons voulu donner une dernière chance au comité ad hoc. Mais nous savions depuis que notre employeur fait dans le dilatoire ». Les dirigeants du Snee au Comité Ad hoc disaient déjà ne pas attendre grand-chose de ces assises. «Nous déplorons le fait que depuis que nous siégeons dans ce comité, le ministère du travail qui assume le rôle d’arbitre ne joue pas son rôle», affirme Nguelé, représentant Snee. D’ailleurs, ils qualifiaient ces assises d’illégales. «Le mandat est forclos depuis le mois juillet. Mis en place le 15 janvier 2008 pour durée six mois, le prolongement a été décidé de manière unilatérale », soutient Patricia représentant Snee. Aes Sonel déplore le fait que malgré les efforts faits, le Snee reste dans sa logique d’agitation et de confrontation.
Echec
C’est dans un climat social électrisé que les employés de Aes Sonel ont passé la journée de lundi 18 août 2008. Ils attendaient avec impatience l’issu de ses assises. Le malaise social que dénonce le Snee dans son préavis de grève lancé le 10 août, était au centre des commentaires des employés dans les restaurants de fortune de Koumassi. Le Snee dénonce notamment : - La remise en place de la valeur éthique. « Qui veut qu’à travail égal, salaire égal et à faute égale, sanction égale » - La réduction des écarts salariaux à la suite d’une augmentation arbitraire, discriminatoire et illégale des salaires depuis août 2006 à une bande de privilégiés estimés à un peu plus de 100 employés. « Ce qui revient en terme de ratio à près de 100 milliards de francs Cfa que nous revendiquons pour rétablir cette disproportion et désintéresser les autres employés », soutient Jean-Baptiste Ngambo. – La rétrocession des 5% du capital social aux travailleurs de Aes Sonel qui devait entrer en vigueur depuis 2003 à en croire l’engagement pris par Aes Cameroon holding depuis le 18 juillet 2001. - La réintégration des martyrs sociaux qui ont été licenciés abusivement… La liste est loin d’être exhaustive.
Samedi dernier, une assise a eu entre les différentes parties prenantes conforment aux résolutions des assises de Kribi. Le représentant de l’employeur a demandé aux syndicats que les employés en fonction qui sont sous le coup de sanctions pour leur syndicalisme adressent des requêtes et aux employés licenciés d’adresser des recours gracieux. « Ce qui ne cadre pas avec les résolutions des travaux du comité Ad hoc. Nous avons alors demandé à l’inspection du travail de constater la non conciliation », déclare Nguele, avant de conclure « Nous ne sommes plus sur une base de négociation, mais d’affrontement. Si les négociations échouent nous passons à la vitesse supérieure en utilisant la méthode forte ».
Mathieu Nathanaël NJOG