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50 partis politiques nigérians refusent la rétrocession de Bakassi

Cameroun – Nigeria

La Conférence des partis politiques du Nigeria (Cnpp), une organisation regroupant plus de 50 formations de l’opposition, a joint sa voix à celle des adversaires nationaux de l’Accord de Greentree.

 

Signé le 12 juin 2006, l’Accord de Greentree marque la rétrocession au Cameroun la péninsule de Bakassi. Le chef d’état-major de la Marine nigériane, le vice-amiral Ganiyu Adekeye, a mis en garde contre les répercussions d’un refus de se conformer à la décision de la Cour internationale de justice. La pression monte autour de la rétrocession au Cameroun par le Nigeria de la péninsule de Bakassi, dont la finalisation est prévue pour le 14 août prochain selon l’Accord de Greentree du 12 juin 2006 consécutif au verdict de la Cour internationale de justice (CIJ). Les membres d’une coalition politique nigériane regroupant plus de 50 partis de l’opposition ont rendu public le 3 août dernier à Abuja, leur réserve sur cette démarche, soulignant notamment que ni le Parlement, ni les Forces armées nationales n’avaient été consultées par le gouvernement avant la signature de l’accord.

Le secrétaire national chargé de la communication de la Cnpp, Osita Okechukwu, fait valoir que l’Exécutif n’aurait pas respecté l’article 12 de la Constitution de 1999, qui dispose, qu’ «aucun traité entre la Fédération et tout autre pays ne peut être applicable, s’il n’a été d’abord adopté par l’Assemblée nationale». «Il est peut-être nécessaire que nous rappelions au président Yar’Adua que, lors de la consultation organisée en 1961, à Bakassi, les deux zones (nord et sud) de la péninsule avaient voté pour rester au Nigeria» poursuit le communiqué de la Cnpp. «Le peuple reste l’élément le plus important pour décider ou non de la rétrocession d’un territoire, et ce dernier n’a pas été consulté, alors que la souveraineté lui revient toujours» insiste Osita Okechukwu.

Le 31 juillet dernier, la Haute Cour Fédérale d’Abuja avait rendu une décision allant dans le sens d’un respect par le gouvernement des dispositions de l’Accord de Greentree, alors que des voix autochtones s’étaient élevées sur le territoire convoité, pour exprimer leur opposition à une administration camerounaise. Le chef d’état-major de la Marine nigériane, le vice-amiral Ganiyu Adekeye, a tenu une conférence de presse le 3 août dernier à Ibadan, au sud-ouest du Nigeria, pour alerter les réfractaires à la rétrocession sur les conséquences d’une telle volte face.

«Si nous ne rétrocédons pas la péninsule, nous encourons le courroux des Nations Unies», a expliqué le Vice-amiral, ajoutant que la nation a déjà purgé des sanctions lors de l’administration militaire. «Le pétrole que nous vendons pourrait même ne plus accéder au marché international» a même averti le chef d’état-major de la Marine. «Nous ne disposons pas d’arguments solides pour rejeter le verdict de la CIJ» a conclu Ganiyu Adekeye.

Le différend frontalier Cameroun-Nigeria remonte à décembre 1993 lorsque l’armée nigériane avait annexé Bakassi, une péninsule de 500 hectares environ présumée riche en pétrole. Le Cameroun qui avait alors porté l’affaire devant les Nations Unies, a eu gain de cause au terme d’un arrêt sans appel de la Cour internationale de justice de la Haye (CIJ) le 10 octobre 2002. Les deux pays ont presque bouclé la démarcation de leur frontière terrestre et maritime longue de 1500 km. Depuis quelque temps, des attaques répétées contre l’armée camerounaise attribuées aux rebelles du Delta opposés au pouvoir central d’Abuja et défavorables à la rétrocession de Bakassi au Cameroun ont créé des inquiétudes sur l’aboutissement heureux du processus de rétrocession.

 

Source Xinhua

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