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Atangana Mebara et Otélé Essomba aux arrêts

Opération Epervier – Affaire Albatros

L’ancien ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la république et l’homme d’affaire à l’origine de la firme britannique Aircraft Portfolio Management (APM) sont placés depuis jeudi en garde à vue à la direction de la police judiciaire à Yaoundé.  

 

Cette mesure a été prise à la suite d’une confrontation entre l'ancien administrateur directeur général de la Camair, Yves Michel Fotso, et Hubert Otélé Essomba sur l'affaire dite "The Albatros". C’est l’issu de cette confrontation qui a décidé les fins limiers de la sous-division économique de la police judiciaire d’interpeller aussi, l’ancien ministre d'Etat,  secrétaire général de la Présidence de la république du Cameroun,  Jean Marie Atangana Mebara. Ce dernier, à l'époque secrétaire général de la présidence est au centre du dossier de l'achat de l'Albatros.  Son principal interlocuteur dans cette transaction est l’homme d’affaire Otélé Essomba. Neveu de feu René Owona, le défunt secrétaire général adjoint de la présidence et ex conseiller aux affaires économiques du chef de l'Etat, Otélé Essomba est l'homme d'affaires du sérail qui avait monté de toute pièce avec des partenaires anglais, la firme Aircraft Portfolio Management (Apm), enregistré aux îles Britaniques. C’est cet Apm qui a été chargé de jouer les facilitateurs dans l’achat de l’avion présidentiel. Un avion qu’on voulait neuf. C’est aussi lui qui a notamment conduit à la désignation de l'actuel premier ministre Ephraïm Inoni, à la tête du conseil d'administration de ladite APM, au moment où ce dernier occupait le poste de secrétaire général adjoint de la présidence de la République.

L’Apm qui était dirigée par le Britannique Kevin J. Walls, s'était vue confier, contre toute attente et contre l'avis de l'équipe aux commandes, l'audit, le contrôle puis la gestion financière de la Camair avec l'appui politique du secrétaire général de la présidence de l'époque, Jean Marie Atangana Mebara. Apm a ensuite proposé une kyrielle de services stratégiques au plus haut niveau de l'Etat camerounais parmi lesquels l'achat d'un aéronef présidentiel, la privatisation de sociétés "sensibles" de l'ancien secteur productif de l'Etat, des armes de guerre... D'après des sources concordantes, les arrestations du cadre de l’affaire Albatros, il ressort que l'ancien secrétaire général de la présidence, Jean Marie Atangana Mebara  est mis à l’index dans les milieux de la police comme le commanditaire n°1 de l'affaire dite "The Albatros", avait déjà vu son passeport confisqué en plus d'être assigné à résidence et interdit de toute sortie de la ville de Yaoundé.

L'avion devait être acheté à l'état neuf, mais s'est avéré vieux dès son premier vol où se trouvait à bord le chef de l'Etat  camerounais, son épouse et ses enfants, qui ont été contraints à  un atterrissage forcé à la suite d'une panne signalée dans le  moteur de l'appareil.  Atangana Mebara est le cinquième ancien ministre arrêté après Siyam  Siwe, Abono Moampamg Olanguena Awono, Polycarpe Abah Abah depuis  le déclenchement de l'opération épervier au mois de février 2006. Plusieurs directeurs généraux de sociétés d'Etats sont  également aux arrêts depuis le déclenchement de cette opération.  

 

Chief Inoni en mauvaise posture 

Le Conseil de Cabinet que M. Inoni Ephraim a présidé hier à l’immeuble Etoile dont il est le locataire depuis décembre 2004 pourrait bien être son tout dernier. C’est en tout cas  ce qui semble ne pas transparaître de ce forum mensuel de concertation gouvernemental qui a pris l’habitude d’être de plus en plus irrégulier. En effet, les enquêtes ouvertes par les services judiciaires camerounais sur l’acquisition foireuse en 2004 d’un avion destinée à la flotte présidentielle ont connu une évolution décisive ces jours-ci. Tout porte à croire dès lors qu’on pourrait être entrain d’aller vers les conclusions de l’enquête préliminaire ouverte sur le dossier de l’acquisition compliquée d’un avion présidentiel. De fait, cette accélération pourrait aussi, avoir des implications politiques. Car, il est impensable que le Dga de Apm, Hubert Otelé Essomba, puisse éventuellement être retenu dans les liens de la prévention sans que les donneurs d’ordre, du moins pour les vivants, que sont l’ancien Sgpr et son adjoint N°2, ne soient inquiétés.  Les jours de M. Inoni Ephraim seraient dès lors comptés à la tête du gouvernement. Selon toute vraisemblance, la décision du président Biya serait déjà été prise. Seul bémol : Paul Biya qui a usé une quantité importante de personnel ministériel, aurait de la peine à trouver, dans son entourage, désormais réputé traîner des casseroles bruyantes, des têtes acceptables pour ce remaniement ministériel attendu depuis au moins février dernier.

 

Feel back

En janvier 2003, trois mois à peine après sa création, l’un des tout premiers contrat -marchés au Cameroun de société - qui apparaîtra, avec l’éclatement de l’affaire Albatros en avril 2004, comme une véritable nébuleuse-  aura effectivement été l’octroi, par le ministre des transports de l’époque John Begheni Ndeh, « sur instructions de la présidence »,  d’un mandat public d’auditeur et gestionnaire de la flotte de la Camair. Ces « instructions » avaient été transmises au ministre des transports par courrier signé du Sgpr d’alors Jean Marie Atangana Mebara.

Yves Michel Fotso, l’Adg de la Camair de la Camair, avait vivement protesté contre cette opération. Soupçonnant ces hauts responsables du Secrétariat général de  la présidence de la république, avec qui il avait déjà maille à partir pour mener librement la restructuration de la Camair – dont il a hérité de la direction deux ans plus tôt -  de vouloir lui compliquer volontairement la tâche, il avait saisi le ministre des transports. Quand ce dernier, manifestement manipulé par « les instructions » présidentielles, s’en rendra à l’évidence, pour mettre fin à ce mandat, en juin 2003, il était déjà bien tard. Apm avait engagé nombre de chantiers, dont, celui qui rentre dans l’affaire dite Albatros. Il avait conseillé avec  succès le rejet du projet   d’acquisition d’un avion présidentiel du type Boeing Business Jet deuxième génération (BBJ II), engagé par l’ex Adg de la Camair, avec la bénédiction de M. Marafa Hamidou Yaya, le prédécesseur de M. Atangana Mebara, au Secrétariat général de la présidence. La proposition de Apm fut retenue, mais les discussions capoteront assez rapidement du fait de ce que les différents intervenants impliqués dans le processus initial, conduit par Yves Michel Fotso, sous la supervision de M. Marafa et du Chef d’ Etat major particulier du président de la république, le Général Benae Mpecke, qui ne comprenaient plus très  bien la raison véritable du refus de boucler un projet qui en était déjà au stade du choix des habillements intérieurs, s’étaient montrés peu coopératifs. Avant M. Inoni Ephraim, M. Marafa Yaya a été entendu en début de semaine dernière par la Police judiciaire dans le même bureau situé au parquet du tribunal de grande instance de Yaoundé Centre administratif.

Il se pourrait que ce soit à ce niveau que le rôle de l’actuel premier ministre doive être tiré au clair. Comme son ancien supérieur hiérarchique, Jean marie Atangana Mebara, l’actuel Pm pourrait, après son audition de la semaine dernière, et surtout la mise aux arrêts de son ancien Dga à Apm, être libéré de ses charges gouvernementales, pour répondre de son implication éventuelle.

Mathieu Nathanaël NJOG

(Source deux articles de Ici Cemac de Gustave Azebaze et jean Marc Soboth)

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