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Société – Enseignement supérieur
L’harmonisation des programmes de formation de la filière technologique et professionnelle en zone Cemac a réuni du 7 au 11 juillet 2008 à Douala les représentants des universités et institutions d’enseignement supérieur des six pays de la sous-région.
La formation technologique et professionnelle en Afrique centrale est confrontée à d’énormes problèmes. L’inadéquation entre les programmes et les besoins des entreprises, la qualité des formations, la cherté des coûts de formations, l’insuffisance des infrastructures et structures d’accueil. A cet effet une intense réflexion sur les défis qui interpellent le système d’enseignement supérieur en zone Cemac a été menée du 7 au 11 juillet à Douala. Elle a réuni les recteurs d’université, les enseignants, les chefs d’entreprises, les responsables des administrations spécialisées, des six pays et les experts internationaux. L’objectif visé est « d’adapter progressivement les programmes de formation de la filière technologique et professionnelle à la nouvelle donne mondiale et à l’exigence du marché du travail », affirme Dominique Mvogo, le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur
Les travaux ont aboutis à une redéfinition profonde des contenus des formations offertes par les universités, l’émergence des nouvelles spécialités, la restructuration de la carte universitaire des établissements technologiques et professionnels en zone Cemac, et à la mise en place des stratégies pour faire face aux problèmes auxquels les institutions technologiques sont confrontées. Notamment le renforcement du partenariat entre l’enseignement supérieur et les entreprises du secteur public et privé. Mais aussi la rationalisation de l’offre de formation dans un développement complémentaire de chaque pays. D’autant plus qu’ « il s’agit bien de construire une université en osmose avec la société », soutient Dominique Mvogo. Il est aussi envisagé une possibilité de création d’un observatoire de l’emploi et des métiers. Cet observatoire permettra d’anticiper sur les métiers de demain et les métiers adaptés aux réalités locales en rapport avec les besoins exprimés par les milieux socioprofessionnels ; donner des orientations sur les programmes à réviser ou à mettre en place ; donner des orientations sur les nouvelles filières à créer au niveau national ou en zone Cemac et aider à l’insertion professionnelle.
Le constat fait est que les formations courtes sont très courtes et les formations longues sont très longues. Plus encore, les formations sont jusqu’ici très généralistes et ne satisfont que 20% des besoins des entreprises. Au sortir de ses assises, il a été décidé de maximiser et diversifier la formation afin de mettre l’étudiant au centre des préoccupations des entreprises. « Car les besoins des entreprises iront grandissant dans la formation technologique », affirme le Pr. François Mathieu Minyono Nkodo, le président des ces assises de Douala. A cet effet, les participants ont décidé que les universités de l’Afrique centrale doivent désormais accompagner l’étudiant jusqu’à son insertion professionnelle. Ainsi, dans le cadre de l’intégration sous régionale, il sera mis en réseau les établissements de formation technologique et professionnelle de la zone Cemac.
Mathieu Nathanaël NJOG