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Electricité
La ville de Kribi vit désormais au rythme des coupures intempestives de l'énergie électrique.
Les populations de Kribi ne savent plus à quelle source d’énergie s’éclairer. La société de distribution du courant électrique au Cameroun (Aes-Sonel) n’est plus portée dans les cœurs de ces derniers. En effet, depuis quelques temps, la ville est devenue l’otage des coupures intempestives de courant. Plus grave, ces coupures ne sont pas annoncées. L’énergie électrique peut être interrompue à tout moment. Les habitants de la cité balnéaire sont dépassés par cette situation, d’autant plus que cela est régulier. "Ces gens nous coupent le courant chaque jour et pour plusieurs heures et après ils viennent nous tendre des factures kilométriques. Non seulement nous perdons souvent nos appareils, mais nous perdons aussi de l’argent. Nous ne pouvons pas accepter cela. Ça doit changer", déclare Amélie M, une propriétaire de moulin à vivres frais. Dans les domiciles, c’est la panique. On enregistre déjà plusieurs appareils électriques en panne suite à ces coupures intempestives. La semaine dernière, une maison et son contenu sont partis en fumée après une coupure qui avait créé un court-circuit en revenant.
Riposte
Les victimes ont décidé de se mettre ensemble pour porter plainte à cette société. La majorité des grands commerçants s’est octroyé un groupe électrogène pour pallier ces coupures qui ne réjouissent personne dans la ville. "Nous en avons marre de la Sonel qui ne nous satisfait pas. On nous avait fait comprendre que la privatisation allait faire changer les choses, mais on constate que c’est pire qu’avant, que cette privatisation est un échec total. Les Américains doivent nous remettre notre société. C’est mieux pour nous" déclare Désiré Manga, un opérateur économique de la ville. Quand bien même la ville est alimentée en courant, la baisse de tension fait plus de dégâts que les coupures. « Petit-paris » souffre énormément de cette situation. La radio Beach Fm qui s’y trouve est obligée de suspendre ses programmes à 21h à cause de la baisse de tension. Dans les ménages, la situation est pareille. Les appareils de musique ne jouent plus, les télés s’interrompent par moments et les ampoules sont faibles en intensité. Les responsables de cette société accusent tantôt la baisse du régime d’eau de la Sanaga tantôt la faiblesse du réseau électrique desservant Kribi et ses périphéries.
Sévère Kamen