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(Suite IV)
Le Rôle de Mr. Paul Biya dans l’Extermination Ethnique des Bamileke
L’enquête de la SCAPO a permis d’établir le fait que le Président Paul Biya a joué un rôle très important dans la campagne de génocide des Bamileke. Tout d’abord, après sa rentrée de la France en 1962, il fut immédiatement nommé au poste de Chargé de Mission à la Présidence d’Ahmadou Ahidjo, à l’age de 28 ans. C’est grâce à l’efficacité dont il a fait preuve dans la gestion du dossier de l’extermination ethnique des Bamileke qu’il a bénéficié de sa promotion au poste de Secrétaire Général à la Présidence d’Ahidjo, à l’age de 34 ans, en 1968. Il est ensuite passé au poste de Premier Ministre en 1975, avant de prendre finalement la succession d’Ahmadou Ahidjo en 1982. Cette ascendance vertigineuse qui lui a permis de passer de simple Chargé de Mission au poste de Président de la République en 20 ans, et à l’age de 48 ans, était largement en guise de récompense pour le rôle qu’il a joué dans l’extermination ethnique des Bamilekes. C’est ainsi que la mort du Général de Gaulle et celui d’Ahmadou Ahidjo ont fait de Biya et de ses Généraux les gardiens des grands secrets du génocide, les héritiers du pouvoir acquis grâce au génocide et les grands bénéficiaires de l’impunité.
Après 26 ans d’exercice du pouvoir en tant que Président de la République du Cameroun, et 46 ans de présence sans interruption au centre du pouvoir, Mr. Biya envisage un amendement constitutionnel qui lui permettra de se représenter pour un nouveau septennat en 2011. La crise qui secoue actuellement le pays est le résultat direct du rejet par le peuple de son ambition d’une présidence a vie.
Autres Crimes Commis par Monsieur Paul Biya
La SCAPO a finalement décidé de déposer une plainte officielle auprès du Procureur de la CCI car l’enquête a permis d’établir le fait que Mr. Biya a commis d’autres crimes contre l’humanité après son arrivée au pouvoir en 1962, que sont notamment:
Le massacre des nordistes en 1984, suite au coup d’état manqué par les loyalistes du Président Ahmadou Ahidjo. Les charniers du massacre des Maguidas sont localisés à Mbalmayo, à quelques 150 km de Yaoundé ;
La mort de quelques 2000 villageois du Lac Nyos en 1986, suite à l’essai d’une arme de destruction massive par une puissance étrangère inconnue, mais sur la base d’une autorisation qui leur a été délivrée par Mr. Paul Biya. Lorsque ce désastre est survenu, une campagne d’intoxication a été lancée dans les media internationaux pour faire croire au monde que les victimes avaient perdu la vie suite l’ingestion de gaz toxiques émanant du fond du lac Nyos. Ce n’est pas l’identité de la puissance étrangère ayant effectué l’essai de cette arme qui nous intéresse. Ce qui nous intéresse, c’est le fait que c’est Mr. Biya qui a autorisé qu’un tel essai soit effectué à proximité de populations civiles innocentes, et qu’il aurait reçu une rémunération pécuniaire pour cet acte.
L’affectation sélective des soldats et gendarmes séropositifs aux camps militaires dans le Southern Cameroons Britannique. Cette information a été dévoilée à Monsieur John Fru Ndi par Monsieur Ahmadou Ali, qui était le Ministre des Forces Armées à cette époque. Cela est manifestement une politique sinistre qui n’a pour objectif que de faire en sorte que la population de la zone cible soit infectée par le virus du VIH/SIDA, à travers des contacts sexuels avec les soldats en poste dans la région. L’objectif visé à long terme est l’extermination ethnique.
Le terrorisme sponsorisé par l’état visant le people du Southern Cameroons Britannique. Durant plusieurs années, ce terrorisme a pris la forme d’arrestations arbitraires, de détentions intempestives, de tortures, et de tueries extrajudiciaires. Toutes ces activités ont été soigneusement documentées, avec des photos d’accompagnement. Dans la mesure où ces actes de terrorisme ont été perpétrés de manière systématique plusieurs années durant, et que ce sont les citoyens du British Southern Cameroons qui étaient visés, ils constituent un crime contre l’humanité ;
Ce sont là les crimes contre l’humanité que le Président Paul Biya, ainsi que d’autres hauts dirigeants militaires, ont commis grâce à l’impunité de leur génocide des Bamileke dont ils jouissent. L’enquête de la SCAPO a permis d’affirmer que Monsieur Paul Biya a commis d’autres crimes graves, mais qui entrent dans la compétence de la juridiction camerounaise. C es crimes graves devaient normalement faire l’objet de poursuites judiciaires par les procureurs de la République, si le Cameroun Français était un pays de droit.
En déposant cette plainte auprès du Procureur de la CCI, la SCAPO est consciente du fait que le Cameroun Français figure parmi les quelques pays d’Afrique qui tergiversent encore à ratifier le Traité de Rome portant création de la CCI. Cela ne fait aucun doute que le refus de la part du gouvernement du Cameroun Français de ratifier ce traité est lié à la culpabilité de ses dirigeants de crimes qui entrent dans la compétence de ce tribunal. La SCAPO est convaincue que les Nations Unies comprendront qu’il va de son devoir de tout faire pour que ces crimes horrifiques qui ont été commis au Cameroun Français ne bénéficient pas de l’impunité.