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Journée Internationale
La fondation AfricAvenir dénonce l’absence de la langue maternelle dans le programme scolaire.
Dans le cadre de la célébration de la 9ème journée internationale de la langue maternelle, la Fondation Afric’Avenir du Pr. Kum’a Ndumbe III a organisé le 21 février 2008 à son siège à Bonabéri une soirée culturelle, avec pour temps fort une conférence débat sur la compréhension du thème national, à savoir “ La langue maternelle et l’unité nationale ”. Au terme des discussions, les panélistes et participants ont été unanimes sur l’importance de la langue maternelle. “ Si les enfants sont réfractaires aux langues maternelles, c’est parce que dès le bas âge, les premiers mots qu’on enseigne aux enfants dans les familles sont en langues dites officielles ”. Un des premiers handicaps dans la promotion des langues maternelles. “ Même au temps des allemands, pour qu’un enfant soit admis à l’école, il devait d’abord maîtriser sa langue maternelle. Auquel cas, pensaient les européens, ils étaient difficiles pour cet apprenant d’assimiler la langue étrangère”, rappelle Charles Koumba, sexagénaire.
Introduction au système éducatif
Toutefois, il sera révélé que la diversité linguistique du Cameroun est un obstacle pour l’instauration d’une langue officielle au programme scolaire, voire de l’enseignement des langues à l’école. Le collège Libermann fait exception. Elle est le seul établissement dans le Littoral où l’on enseigne les langues maternelles. Notamment, le Duala, le Bassa et le Ngoma’la. Des choix discutables. Tout compte fait, c’est un exemple que l’on a souhaité voir les autres établissements suivre. “ L’intégration des langues dans le système éducatif camerounais serait très important pour l’intégration nationale et la culture de l’élan patriotique”, conclut les panélistes. Par la suite l’assistance a précisé que parler la langue maternelle de l’autre “ est le socle de l’unification nationale. Car, si la langue se meurt, c’est tout le peuple qui se meurt avec ”. Non sans oublier que “ parler la langue de l’autre c’est déjà le dépasser ”.
Et pour conclure, les participants arriveront à déduire que “ le vrai problème des langues camerounaises, c’est nous même, notre honte d’en parler ”.
Déjà, lorsque l’Unesco adoptait cette journée internationale de la langue maternelle, il avait été constaté qu’“ une culture de paix ne peut se construire que dans un espace où tout le monde a le droit d’utiliser sa langue maternelle pleinement et librement dans toutes les différentes circonstances de la vie ”. D’ailleurs la résolution de l’Unesco affirme que “ la reconnaissance et le respect pour la diversité culturelle dans le domaine du langage inspirent une solidarité basée sur la compréhension, la tolérance et le dialogue, et que toute action qui favorise l’utilisation des langues maternelles sert non seulement à encourager la diversité linguistique et l’éducation multilingue, mais nous sensibilise davantage à la multiplicité des traditions linguistiques et culturelles dans le monde”.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 05-03-2008