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Pr. Paul Gérard Pougoué : Président du Conseil scientifique de l’Ismam
Il jette un regard prospectif sur la place d’un centre universitaire dans la ville de Nkongsamba.
Après deux années d’existence, l’Ismam va présenter ses premiers candidats au Bts, quelles sont les chances de vos candidats ?
Nous pensons que nos chances sont énormes. Je le dis en m’appuyant sur la qualité de la formation qui est lié à la qualité de nos enseignants. Nous suivons rigoureusement les programmes du Bts. Au premier semestre nous avons couvert pratiquement tout le programme et le deuxième semestre sera consacré aux les travaux pratiques, pour permettre aux étudiants de travailler dans le sens des épreuves du Bts. Nous croyons qu’au regard du travail qui est fait, les résultats seront assez satisfaisants pour nous. Le conseil scientifique qui vient de se tenir s’est essentiellement assuré que nous sommes dans cette bonne voie.
Avez-vous évalué les besoins, mieux les attentes en enseignement universitaire de la ville de Nkongsamba et ses environs ?
Toute formation professionnelle peut être assurée ici, et cela n’est pas seulement pour la ville de Nkongsamba d’autant qu’on peut former ici pour tout le Cameroun. On ne peut pas lier la formation à une ville. Nkongsamba n’est qu’un lieu, le plus important est d’être à l’écoute des besoins du marché économique camerounais en terme d’emploi et de l’évolution des choses dans le monde. Il est clair que les étudiants en informatique ne vont pas trouver de l’emploi uniquement au Cameroun, mais dans le monde. Tant mieux d’ailleurs, nous formons des gens qui pourront travailler partout où ils se trouvent. C’est notre challenge. Nous ne pouvons pas avoir un marché étrique et croire que nous formons pour Nkongsamba seulement.
A long terme, quelles sont les stratégies, que vous mettez en place pour absorber les jeunes de plus en plus nombreux qui frapperont aux portes de l’institut ?
C’est un travail de longue haleine. Si nos premiers résultats au Bts sont vraiment éloquents comme je le pense, vous verrez que ça va changer. Soyons un peu patient, un peu indulgent pour une institution qui n’a que deux ans d’âge. Il y a un travail de marketing et de crédibilité à faire. Ce travail de crédibilité viendra surtout avec les résultats aux examens. C’est pourquoi pour nous, cette année est un challenge extraordinaire. Nous venons d’organiser une sorte de semaine porte ouverte. Cela nous a permis d’expliquer ce l’on fait ici et marquer notre présence par les multiples activités. Cela permettra que dans les années à venir Ismam ait un peu plus d’influence dans la ville. Les jeunes et les parents sont de plus en plus conscients de la présence d’Ismam dans leur ville.
Quelle est la place que vous voulez donnez à l’Ismam dans le département du Moungo ?
Simplement la place d’un lieu de savoir, un lieu où on apprend à réfléchir. On s’interroge sur les angoisses scientifiques des uns et des autres, car, c’est la formation de haut niveau. Si nous voulons bien comprendre les problèmes de la société et plancher sur l’avenir, il n’y a que l’enseignement de haut niveau, l’enseignement supérieur. C’est dire si Nkongsamba avec L’Ismam va enclencher cette nouvelle dynamique dans l’enseignement de haut niveau de telle sorte que cette ville puisse jouer un rôle dans cette orientation future du monde qui est une civilisation du savoir.
Qu’en est-il de la diversification des filières ?
Naturellement nous allons diversifier les filières. Mais toujours en fonction de deux paramètres. Premièrement, des besoins réels du marché et deuxièmement de nos capacités réelles d’encadrement. Nous ne pouvons pas, même si la filière est porteuse, lancée la filière lorsque nous ne sommes pas sûr d’offrir la qualité d’encadrement adéquat. C’est une question d’orgueil et d’amour propre. Nous ne ferons rien par effet de mode, nous ouvrirons parce qu’il y a une attente et parce que nous pouvons satisfaire cette attente par un encadrement assuré.
Par Réalisé par Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 20-02-2008