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Faux sur le traitement du sida

Traitement du vih

 

Des personnels de l’hôpital Laquintinie de Douala organisent du faux sur la fourniture des antirétroviraux.

 

Au Centre de traitement agrée (Cta) des malades infectés au virus de l’immunodéficience humaine (Vih) de l’hôpital Laquintinie (pavillon dénommé “ hôpital du jour ”), le climat n’est pas des plus détendus ce lundi 18 février 2008. Une histoire de faux et usage de faux sur la prescription des médicaments bat son plein. Un malade est en effet suspendu de traitement parce qu’il a été découvert dans son carnet une fausse prescription. Le pot aux roses est découvert à la pharmacie centrale de l’hôpital. L’usager s’apprête à se procurer les médicaments antirétroviraux (Arv). Le cachet apposé sur la prescription médicale est faux. Le médecin supposé en être l’auteur est absent ; son sceau vient d’être modifié.

Le malade incriminé refuse de donner le nom de l’auteur de cet acte. “Tout ce qu’il a dit, c’est que le personnel portait une blouse verte ”, indique un soignant en service à l’hôpital du jour. Depuis lors, une infirmière est soupçonnée par sa hiérarchie. La pauvre clame son innocence. Les enquêtes sont ouvertes. “ Elle est sous la menace d’une sanction grave si sa culpabilité est finalement établie ”, brandit notre source. Comme l’indique une note à l’entrée de la pharmacie centrale, “ la délivrance des antirétroviraux est conditionnée par la présentation d’une ordonnance de mise sous traitement délivrée par un médecin prescripteur Cta de l’hôpital Laquintinie ou du programme Darvir ”. Tous les médecins ne sont en effet pas habilités à prescrire des Arv.

Cette pratique (faux et usage de faux) n’est pas singulière dans le programme Darvir (Douala antirétroviral) ou au Cta. Elle sévit dans tous les services de cet établissement hospitalier, considéré comme un grand centre de corruption. Ayant pris connaissance de la situation, le directeur de l’institution, le Dr. Sollé Jérémie, a signé l’année dernière une circulaire interdisant aux personnels soignants d’acheter les Arv pour les malades. Il lui avait été donné de constater, à l’issue des nombreuses “ plaintes des malades, que le personnel soignant utilisait cette passerelle pour se procurer ces médicaments qu’il revendait aux malades à des prix exorbitants ”. Apparemment, cette note ne fait pas peur aux personnels de l’hôpital Laquintinie. Ces derniers continuent de plumer les usagers. La pratique porte un coup dur dans un secteur sensible comme le Centre de traitement agréé de l’hôpital du jour, et altère un peu le slogan de la gratuité des soins aux Arv.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 19-02-2008

 

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