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Groupe C partielle
Il est constitué du Cameroun, l'Egypte, La Zambie et le Soudan. Si les Lions Indomptables et les Pharaons vont avec les faveurs des pronostics, les surprises des petits poucets ne sont ap à exclure.
Egypte : Un record à défendre
Placé sous la menace du Burundi malheureusement défait par la Mauritanie lors de la dernière journée dans le groupe II, le tenant du titre a attendu les ultimes minutes du dernier match des éliminatoires pour assurer sa qualification avec une courte victoire, 1-0, sur le Botswana. Depuis 1984, l’Egypte, qui détient le record de participation avec vingt et une (21) phases finales, n’a manqué aucune édition de la Can. Ils n’ont donc manqué que cinq éditions et ont déjà remporté cinq fois le trophée (1957, 1959, 1986, 1998, 2006). Une performance unique que vont tenter d’égaler le Cameroun et le Ghana, déjà vainqueur quatre fois.
Il ne fait aucun doute que les pharaons d’Egypte sont la locomotive des 16 participants à la 26e édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Mais, le tenant du triple record de participation, de victoires et de présences consécutives à une phase finale, demeure avant chaque édition une énigme. Si l’Egypte possède les meilleurs clubs du continent, elle n’est jamais parvenue à confirmer cette domination au niveau de l’équipe nationale. On a même cru que les pharaons étaient incapables d’aller s’imposer à l’extérieur. Et puis vint le sacre un peu inattendu de Ouagadougou en 1998.
Toutefois, il reste que l’Egypte a raté toutes les qualifications pour une coupe du monde depuis 1990. En dépit du fait que quelques joueurs égyptiens ont aussi pris le chemin des clubs européens qui était présenté comme un handicap. D’autant plus qu’avant, le football égyptien était très autarcique. Si fondamentalement, cette philosophie reste très encrée et continue à influencer la composition de la sélection, ces contre-performances en terre étrangère suscite des réflexions. Puisqu’elles n’en font pas un favori à cette Can 2008 au Ghana. Il y aurait certainement un blocage. Les techniciens ont vite faite de voir la fidélité dans le schéma tactique immuable et très figé. Pourtant tous les observateurs sont d’avis que c’est el football le plus européen du continent.
Soudan : La renaissance
Les Eperviers du désert seront à leur 7e participation. Ils restent la grande surprise de cette 26e Can. Ils se sont qualifiés dans le groupe IV dans lequel ils ont terminé à la première place. Un groupe où le favori était la Tunisie qu’ils ont battus lors de la dernière journée, 3-2. Il y avait également les Seychelles et l’Ile Maurice. La dernière apparition du Soudan remonte à 1976 après avoir abrité la première Can en 1957.
En 1962 à la 4è édition, elle déclare forfait à la 3è édition en Ethiopie. En 1963 à la 4è édition, au Ghana, la compétition se joue avec six équipes pour la première fois. Le Soudan revient dans la compétition, arrive en finale et perd devant le Ghana. Maître à domicile de la Can 1970, il remporte son premier trophée en prenant sa revanche devant le Ghana (1-0). Cette 7è édition est marquée par le boycott du Ghana qui accuse l’arbitre éthiopien Tesfaye de la finale de partialité. Les autorités soudanaises les expulsent aussitôt.
Parmi les trois pays fondateurs (Soudan, Egypte et Ethiopie) de la Confédération africaine de football, cette qualification, sonne comme une renaissance du Soudan. Elle n’est pas étrangère au très bon comportement dans les compétitions continentales de ses deux clubs phares que sont Al Hilal et Al Merrikh. Les Eperviers du désert rêvent d’aller relever le défi de l’accusation Ghanéenne de la Can 1970. Un incident que les Eperviers entendent corriger, en faisant mieux, mais aussi en brûlant la politesse. En remportant cette 26è édition.
Mathieu Nathanaël NJOG