La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
Crash kenya Airways : Inhumation des restes de corps
Une cérémonie œcuménique sobre pour rendre un dernier hommage aux vingt quatre victimes non identifiés du crash du vol KQ 507 de Kenya Airways, survenu dans la nuit du 4 au 5 mai dernier à Mbanga Pongo.
Ce jeudi 29 novembre 2007, le cimetière de bois des singes rompe avec son silence habituel pour connaître une ambiance particulière des cérémonies solennelles d’inhumation particulière. Ce lieu habituellement désert et pratiquement à l’abandon va connaître une forte mobilisation. La toilette est celui des grands jours, le décor aussi. Le tout sur une brume de tristesse qui plane sur les lieux. Un mausolée flambant neuf y est construit avec un mur où est prévu un ornement de granité afin de servir de décor épigraphique. Pour auréoler la cérémonie, quelques familles des victimes (camerounaises et étrangères), les communautés indienne et chinoise, les responsables de Kenya Airways, les membres de la commission de restitution des restes des corps, conduit par son président Fritz Ntoné Ntoné, délégué du gouvernement à la Cud, un membre du gouvernement kenyan en la personne de Ikiara Gerision, secrétaire permanent du ministère des transports et les responsables religieux rehaussent ces obsèques collectifs.
La consternation est grande, les familles, en uniforme ou non, profitent de l’occasion pour faire définitivement le deuil. « Avec cette cérémonie d’inhumation collective, c’est un soulagement pour nous. Car, on n’arrivait pas à faire le deuil, maintenant, malgré que nous n’ayons pas reçu la dépouille de notre frère, on peut le considérer comme enterré. Jusqu’ici c’était lourd », affirme Pierre Kenmoe, frère aîné du défunt. Parmi les vingt quatre familles qui n’ont pas eu le privilège de recevoir les restes de corps, les trois familles camerounaises concernées sont présentes. Elles sont toutes fortement mobilisées. La famille de Mme Atangana Ndengue, née Ngah Essama Marie Véronique est partie de Yaoundé dans une forte délégation pour rendre un dernier hommage à cette disparue. Comme, elle, la famille de Ambe Julius Neba est partie du Nord-Ouest et celle de Me Youmbi Jean Michel est partie de Batié fortement mobilisées. Les familles étrangères ne sont pas nombreuses à avoir fait le déplacement. A peine, deux ont fait le voyage de Douala. De l’Afrique de l’Ouest, seul l’ivoirien Etien Peteme Serge est présent. Il est parti d’Abidjan pour rendre cet hommage à son petit frère Etien Kadjo François, décédé dans ce crash est présent. Mais la communauté indienne du Cameroun qui avaient quinze personnes décédées dans ce crash est fortement mobilisée avec une chorale qui va faire une prestation très appréciée.
Polémiques
La communauté chinoise, n’a pas le même bonheur, le représentant de la congrégation n’a pas été admis à l’autel pour le culte œcuménique, parce que n’ayant pas le garde d’ecclésiastique. Les familles émettent quelques réserves. « Depuis sept mois que les enquêtes ont été enclenchées avec la découverte de la boîte noire et autres accessoires, c’est le silence totale, comme si on se moquait des familles et de la mémoire des décédés, pourtant on est impatient de savoir les causes de cet accident », affirme Pierre Kenmoe. « Les enquêtes sont encore en cours, il serait aller vite en besogne que de se prononcer. Il faut prendre son mal en patience et attendre les conclusions des experts», répond Micheal Okwiri, directeur de la communication et du marketing du groupe Kenya Airways.
D’autres préoccupations sont aussi évoquées. « Nous n’arrivons pas à obtenir les certificats de décès des victimes non identifiées, et aucune raison ne nous est donnée », dénonce Serge Peteme Etien. « On ne remet pas les certificats de décès aux victimes non identifiées. Car,elless sont toujours considérées comme des disparus pas comme des décédés. Les familles des victimes identifiées n’ont pas connu de problèmes. Toutes les procédures les ont été facilités », rétorque un membre de la commission de restitution.
Mathieu Nathanaël NJOG