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Des partenaires à l’abandon et des couples absents

Société – Mariages collectifs

 

La cérémonie de célébration des mariages collectifs a mis le cap sur Douala le samedi 10 novembre 2007. Présidée par Mme la ministre Suzanne Bomback, elle était grandiose mais entachée de plusieurs démissions.

« Voilà des partenaires qui sont dans le désarroi. Leurs conjoints respectifs leur ont  fait faux bon. C’est ce qui vous intéresse», lance goguenard, un agent du Minproff. Deux femmes savamment habillées ont les larmes plein les yeux. Et pour cause, leurs différents conjoints n’arriveront pas. « Il était le premier a engagé la procédure au lancement de cette opération, ce matin il ne semblait plus très engagé, il m’a demandé d’avancer et maintenant même son téléphone ne passe plus », lance une femme sous anonymat. Plus loin, c’est un homme qui est arrivé là et s’approche du personnel du ministère de la promotion de la femme et de la famille (Minproff) pour savoir s’il pouvait pendant les cérémonies entrer en possession de son acte de mariage, mais aussi des cadeaux en l’absence de son épouse. Sa demande trouve un non recevoir. « Ce matin ma compagne de neuf ans de vie commune et trois enfants nés de notre union s’est braquée. Elle a refusé de venir. Elle évoque des raisons spécieuses. Tantôt, elle évoque le manque de tenue, tantôt, elle dit que je n’ai pas fini avec ses parents », explique-t-il.  

C’est avec regret que ces quelques couples suivront la cérémonie très courue de la célébration collective des mariages de l’esplanade de la poste de Bonanjo. Restant admiratifs de toute la finalisation solennelle du processus de légalisation des unions des couples jusqu’ici libres. Lecture des articles, lecture des déclarations, échanges des consentements individuels et des alliances, consécrations des mariages, signature des registres, remises des actes et des cadeaux. Justement pour Mme Suzanne Bomback, ministre de la Promotion de la femme et de la famille, cette opération lancée à Yaoundé en janvier 2007 vise à offrir les faciliter aux couples vivants en union libre de légaliser leur union. Mais aussi, de résoudre les problèmes que les conjoints, notamment les femmes veuves issues de ces unions libres rencontrent régulièrement dans l’appropriation des biens. « Après le décès du conjoint mâle, le quotidien des femmes veuves issues des couples non légalisées est souvent un enfer. Déshéritées, répudiées, ignorées et même maltraités par la belle famille », relève Mme Suzanne Bomback.

Mais il reste que cette légalisation des unions libres, laissent en suspens d’autres problèmes. A l’instar de la régularisation de la dot même à titre symbolique que certains couples violent au détriment des familles et sur le prétexte de la durée de leur vie commune. Car, à cette occasion qui a vu des jeunes de 22 ans, des vieux de 57 ans et des hommes prendre deux femmes, légaliser leur unions, trois catégories de couples ont été observées : Ceux possédant un acte de mariage coutumier, ceux ne s’étant jamais soumis ce rituel et ceux n’ont pas jamais consulté les parents. Tout sont unanimes que cette occasion était opportune. « Nous avons quatre enfants et vivons ensemble depuis quinze ans. Nos conditions de vie ne nous permettaient pas de satisfaire les exigences financières pour faire satisfaire à toute la procédure. Lorsque cette opportunité s’est offerte avec le Minproff qui  s’occupait de toutes les dépenses financières nous ne pouvions pas la laisser passer », souligne le coupe Manguele.

Lancée à Yaoundé en janvier 2007, Mme Suzanne Bomback, ministres de la promotion de la femme et de la famille annonce une célébration collective de clôture de l’année à Yaoundé le 22 décembre prochain. Ainsi que de nouveaux concepts, tels que le week-end des vieux mariés « pour revivifier ces amours que le temps fini par user » ou encore les seize jours de lutte contre les violences faites aux femmes avec la mise en place d’un numéro vert pour les dénonciations.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

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