La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
Transport : Galère urbaine
Les populations de la capitale économique sont confrontées à de difficultés énormes pour emprunter les transports en commun.
Il est 7 heures 30 minutes, ce lundi matin, au carrefour Ndokotti. Ce point de jonction de plusieurs axes principaux des quartiers périphériques de Douala grouille de monde depuis trente minutes. Les gens débarquent de partout. Ils viennent y mener leurs activités ou sont de passage. Dans tous les points de stationnement, les taxis, les motos-taxis, les cargos et les différents bus se pressent de faire le plein. Ces différents transports urbains décollent à chaque minute, mais on n’a pas l’impression que ce grand carrefour se décongestionne. Mohaman Mounbayi est employé à la société Arno d’Akwa. Il débute le travail à 8 heures. Comme plusieurs autres usagers, il court par-ci et par-là à la recherche d’un taxi. En vain, il se décide à emprunter une moto-taxi. Il propose 300 Fcfa ; mais on lui demande plutôt 500 Fcfa. “ Il est bien vrai qu’avec le taxi, ça fait moins de dépenses, et nous sommes sécurisés en cas de pluie. Seulement, pour en trouver, ce n’est pas du tout facile. Avec le taxi, il y a le problème d’embouteillage, alors qu’avec la moto, on se fraye toujours un passage même dans les embouteillages les plus coriaces ”, explique-t-il.
Ils sont nombreux dans cette situation au carrefour Ange Raphaël, à l’école publique Deido, au Rond point, à Village, et dans tous les grands carrefours de Douala. Ce sont les commerçants, des ouvriers, des employés, des fonctionnaires, des élèves, des étudiants, etc. D’autres choisissent même d’abandonner leur véhicule pour cette galère. “ A cette heure dite de pointe, il serait difficile pour moi de circuler avec mon véhicule. L’embouteillage ne peut pas me permettre d’arriver à temps au service. Je prends un ben-skin quand je suis vraiment pressé ” affirme Um Ntamak Samuel.
Quoi faire
Malgré des efforts énormes, les usagers butent sur les caprices de chauffeurs taxi. “ Nous nous demandons souvent dans quelle destination vont ces chauffeurs taxi ”, lance un usager en attente depuis 1 heure 30 minutes. “ Je préfère transporter les passagers qui vont dans des directions où il n’y a pas assez d’embouteillage. Je tiens toujours compte de la facilité d’accès à la destination, et surtout de la distance à parcourir. Je pars toujours vers les destinations où je pourrais avoir d’autres clients après avoir déposé les autres ”, rétorque un taximan. Pendant ce temps, les transporteurs font des bonnes affaires. “ C’est en ce moment que nous faisons notre bonne affaire de la journée. Entre 6 heures et 9 heures 30 minutes, je ne manque pas moins de 4000 Fcfa si je travaille sans arrêt ”, affirme Eric Mbeutcha, un moto-taximan. Ce sont les passagers qui trinquent au change. “ Je dépense environ 1200 Fcfa par jour pour mon transport. Je me retrouve en train de dépenser plus de 30.000 Fcfa chaque mois pour mon transport. Avec mon salaire d’environ 75.000 Fcfa, ce n’est pas facile de joindre les deux bouts ”, argue Mathieu Fotso un jeune employer à la Sctb.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
et Mouchili Ouadjiri Moussa (Stagiaire Jade/Syfia)
Le Messager du 10-10-2007