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Esimi Menye va en guerre contre la surfacturation

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Antoine Manga Massima, DG des Douanes - Eessimi Menye Lazard, Mminfi (au milieu) - Laurent Nkodo, DG Impôts

Economie – Ministère des finances

 

En séjour à Douala du 28 au 29 septembre 2007, le ministre des finances a rencontré ses collaborateurs pour définir ses orientions. Priorité à la qualité de services.

 

C’est une lapalissade de dire que Douala est la plaque tournante de l’économie et des finances camerounaises. Dans l’administration publique il est de notoriété que les recettes proviennent principalement de la Douane et des impôts.  Parlant uniquement du secteur des douanes, « Douala est la plus grande place douanière du Cameroun avec 95% des recettes douanières », précise Lazard Essimi Menye. Seulement, il se trouve que c soit dans la Douane ou les  différents autres services du ministère des finances (Impôts, Trésor, Comptabilité matière) sont entamés par un malaise qui se fait ressentir dans le moral, la productivité et la gestion des agents. Une préoccupation relevée et à rétablir à assigner par Ephraïm Inoni, lors de sa première visite expéditive dans les services du Minfi. « Le premier ministre nous a recommandé d’améliorer les recettes dans la collette et la conservation. Car, apparemment ce qui est encaissé ne finit pas dans les caisses du trésor à la Beac. C’est lui qui a dit ça, moi aussi j’ai déjà entendu ça, je ne sais pas si vous êtes au courant », lance-t-il dans un humour cocasse mais teinté de la dénonciation des pratiques peu orthodoxes dont il en fait son cheval de bataille.

 

Siffle la fin de la facturation

Aux 500 cadres des douanes et des impôts réunis lors de la concertation qu’il a tenu à Douala, vendredi 28 septembre 2007, il a fait de sa première bataille le combat contre la surfacturation. Pour le soutenir, il affirmera que l’Etat du Cameroun a un pouvoir d’achat très faible. Pas parce qu’il lui manque de l’argent mais parce qu’il est mal dépensé. Pour exemple, il prendra le prix du stylo à bille qui coûte 100 Fcfa au marché et 1000 Fcfa aux finances. Preuve s’il en était besoin que le pouvoir d’achat de l’Etat est plus faible que celui d’un écolier. « C’est là qu’on parle de qualité de la dépense », insistera-t-il. Avant de donner injonctions en guise d’appel à une reprise de conscience. « Pour ceux qui participent à la gestion des ressources de l’Etat, on vous demande un peu d’effort pour que le pouvoir d’achat de l’Etat s’améliore. Il faut trouver les arguments pour améliorer la qualité de la dépense. Parce que si nous y arrivons, on va aussi diminuer la pression sur les régies financières», prescrit Essimi Menye.

D’ailleurs, il dira que plusieurs personnes l’ont interpellé pour lui demander s’il voulait supprimer la mercuriale. « Ce n’est pas moi qui l’aie instaurée. Si les Cameroun aiment la mercuriale je vais la laisser là où elle est. Je sais que plusieurs d’entre vous avez de petites entreprises mais il faut laisser l’Etat aussi avec quelque chose », lance-t-il.

Joignant la parole aux actes, Le ministre des finances, lors de sa descente à Douala est allé superviser le site qui abritera le scanner au Port Autonome de Douala. Selon l’expertise technique de la Douala international terminal (Dit), le montant de l’exécution des travaux a été arrêté à 1 milliard Fcfa. Essimi Menye a amené Ariel Chaudegan, le DG de la Dit à revoir ce chiffre à la baisse.

Mathieu Nathanaël NJOG

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