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Economie informelle
En prélude au débat qu’organise le Groupement interpatronal du Cameroun vendredi 27 septembre. Nous essayons de comprendre ce que c’est que l’économie informelle.
Même pour certains spécialistes rencontrés, il y a une diversité de définition de l’économie informelle. Pour certains c’et une activité « une activité qui est à cheval entre la micro entreprise ou encore les toutes petites entreprises à celle de type unipersonnelle qu’on retrouve plus dans l’occupation temporaire de la voie publique (Otvp). Avec le dénominateur commun qu’elle est non déclarée.» Dans le dossier presse que nous a fait parvenir le Gicam, il ressort que le concept de l’économie informelle fait l’objet de plusieurs définitions. Toute fois essayant de fusionner tous les définitions savante, au Gicam, on l’a définit comme « une activité non identifiée au sens de l’enregistrement administratif, qui ne tient pas de comptabilité et qui et essentiellement précaire. » Encore plus simplement, les spécialistes du Gicam énumèrent comme activités informelles, les activités informelles de production qu’on retrouve dans l’artisanat, le petit commerce non déclaré. « Certaines entreprises de ce groupe paient même des impôts », précisent-t-ils. Il y a aussi les activités de survie dont la partie visible est constituée de marchands ambulants. « Il s’agit beaucoup plus de chômage déguisé », estiment-ils. Et enfin, els activités vivant de la fraude. « Parfois des activités importantes qui évitent la réglementation », stigmatisent-ils.
Il va sans dire à cette énumération qu’aucune économie au monde n’échappe à l’informel. Seulement, il y a des pays comme le Cameroun où le phénomène a atteint des proportions très significatifs. Ce qui justifie la conférence de ce vendredi 27 septembre 2007 au Gicam, sur le thème : « Economie informelle au Cameroun ». Cette économie souterraine s’est ainsi développée en raison de la crise économique durable que traverse le Cameroun depuis l’exercice budgétaire 1985/1986. Mais aussi la réduction drastique des salaires dans la fonction publique et les pertes d’emplois dans le secteur privé et même publique. Plus encore la deuxième enquête camerounaise auprès des ménages (Ecam II) a montré que plus de 40% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté. Des conditions favorables aux activités de subsistance, avance l’amplification du « système D ». Parce que pour les populations ainsi démunies, ce se serait alors le seul moyen d’amortir le choc social.
A ces raisons auxquels s’ajoutent, la pression fiscale, le harcèlement des opérateurs du secteur formel, les lenteurs administratives dans la formalisation des dossiers de création d’une entreprise suggèrent une batterie d’interrogations. La définition même de l’économie informelle – L’impact de cet informel en terme concurrentiel dans le commerce et dans la génération des recettes fiscales – L’éventualité de formaliser les acteurs de l’informel. La liste est loin d’être exhaustive. Toutefois, nous sommes allés à la rencontre de deux spécialistes qui ne feront pas partie du débat pour donner leur regard froid sur le sujet.
Mathieu Nathanaël NJOG