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Jean-Marie Bockel devant les limites du C2D

CUD/C2D : Etat des lieux

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Le Secrétaire d’Etat français aux affaires étrangères était en visite de travail à Douala lundi 1er octobre 2007. Le rapport de mise en oeuvre du Contrat désendettement et développement n’est pas reluisant.

 

La ville de Douala bénéficie d’un financement de l’Agence France de développement (Agf) à travers le Contrat désendettement et développement (C2d). Le montant est de 50,4 milliards Fcfa. Il est destiné à appuyer la Communauté urbaine de Douala (Cud) à concilier les priorités du développement urbain durable. Notamment dans l’assainissement de la cité, la protection de l’environnement et la conservation du patrimoine. Une aubaine lorsqu’on sait que la ville métropolitaine est dans un état de délabrement avancé, avec une forte dégradation de sa voirie urbaine.

Ces ressources du C2d  permettront  de financer les divers projets de réaménagement des infrastructures viaires de la ville de Douala. Seulement, depuis son entrée en vigueur avec l’atteinte du point d’achèvement, de l’Ippte en juin 2006, l’entame des travaux de réhabilitation du réseau structurant traîne. Plusieurs raisons ont été évoquées. Les conditions climatiques pas très favorables dans une ville de Douala où la pluviométrie n’est pas très favorable. Auxquelles s’ajoutent des blocages dans les procédures de dépouillement des appels d’offres.

 

Les couacs

On se souvient encore que l’Agence France de développement a contesté en décembre dernier la société Koop retenue pour l’exécution des chantiers à financement du C2D. Exigeant la sélection une société à capitaux français. L’appel d’offre a été repris et la procédure d’attribution a piétiné avant d’aboutir, il y a quelques jours avec la sélection de la société Razel. C’est cette société qui a la charge d’exécuter les travaux de réhabilitation de l’Avenue Ahmadou Ahidjo et de l’ancienne route de Bonaberi. L’annonce a été faite hier lundi à la mythique salle des actes Rudolph Tokoto à l’occasion de la visite du Le secrétaire d’Etat français aux affaires  étrangères  et européennes, chargé de la coopération et de la francophonie à la coopération, Jean-Marie Bockel. Une étape importante de son séjour au Cameroun, puisqu’il était question de faire l’état de la mise en œuvre du C2d à Douala.

Une mise en œuvre déjà dénoncée par la société civile, qui déplore que « le lancement d’une bonne partie des appels d’offres est encore en cours pendant que certains ayant été lancés font l’objet de multiples renvois.» En outre, les entreprises qui ont remporté les appels d’offres sont majoritairement à capitaux étrangers. Ce qui ne garantit pas la prise en compte des Pme constituées à capitaux privées camerounais. « L’on s’interroge sur la fameuse clause de renforcement des entreprises camerounaises énoncée dans le processus d’attribution des différents marchés », relève la société civile. A la Cud, on n’est pas en reste. On réclame en autre l’intégration des préoccupations en matière « de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale à travers la création d’emplois par les méthodes HIMO (haute intensité de main d’œuvre) », réclame Fritz Ntone Ntone, Délégué du gouvernement. Son directeur de l’urbanisation Jean Yango,  dans sa présentation des projets à financement du C2D va déplorer la non implication de la communauté urbaine dans le processus d’attribution mais aussi le retard dans la mise à disposition des ressources financières.

Le secrétaire d’Etat français est arrivé à Douala à la tête d’une forte délégation où l’on retrouvait Georges Serre, l’Ambassadeur de France au Cameroun, Jean- Marie Martinel, Consul général de France à Douala et André Schneider, député à l’assemblée nationale française.

Mathieu Nathanaël NJOG

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