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Ligue provinciale du Littoral
Les finales provinciales de body-building and fitness ont eu lieu à Douala le samedi 25 août 2007. Lacunes techniques des athlètes et officiels ont émaillé la compétition.
Lorsque la table des délégués donne le résultat des préliminaires dans la catégorie des + 70 kg, première compétition de la soirée, le public proteste. Les juges arbitres et la table des délégués ne semblent pas s’accorder sur la décision. Césalpin Tsafack est disqualifié pour cause de déplacement non autorisé. La raison est peu convaincante. Le chef du secrétariat technique tente d’expliquer la décision. Le public boude. Même les responsables de la fédération ne partagent pas cette décision très sévère. “ Il y a des choses à revoir au niveau de l’organisation et de la technique. Malgré la formation des jurys on a constaté des petites erreurs ”, affirme Justin Tsama entraîneur provincial du Centre.
Après une large concertation, la décision est modifiée. La disqualification est muée en une rétrogradation. “ Il aurait pu occuper la première place, mais pour la faute signalée, il est rétrogradé à la deuxième place ”, déclare la table des officiels. Il faut moult supplications des responsables de la ligue et de ses fans pour que Tsafack consente de remonter sur le podium pour la finale. Mais le cœur n’est plus à l’ouvrage. “ Les arbitres sont incompétents, ils ne savent rien des règles de l’arbitrage ”, réplique Césalpin Tsafack. Les quatre compétitions disputées (+ de 70 Kg, + de 80 kg, + de 90 et toute catégorie) ont été émaillées par des dysfonctionnements multiples. Inégal temps de chronométrage dans les passages des athlètes, lacunes techniques, contradictions entre les décisions des juges et la proclamation de la table. Autant de ratés relevés aussi bien chez les athlètes que chez les officiels. Le président de la ligue provinciale les met sur le compte d’un manque de formation. “ La fédération est encore jeune, il y a un grand besoin de stages de formation à tous les niveaux. Je vais m’y atteler ”, confesse Joseph Ndouma Ndock.
Malgré ces nombreux dysfonctionnements, le public venu nombreux a apprécié l’attrait de cette discipline, présente au Cameroun depuis plus d’une trentaine d’années. Avant l’obtention de l’agrément de la nouvelle fédération de body-building and fitness (Fecabodyf) le 20 mars 2007, cette discipline plus connue sous la dénomination de culturisme a longtemps fonctionné sous le joug de la fédération camerounaise d’haltérophilie et de culturisme (Fecahac). En espérant corriger les manquements techniques observés, la ligue provinciale de body-building and fitness compte déjà ses premiers champions. Boussou Oscar chez les + de 70 kg, Komani Fabrice chez les + de 80 Kg, Boussombong Stephen chez les + de 90 kg. Ce dernier va doubler le titre de champion toute catégorie de la soirée.
On peut toutefois remarquer l’absence de la gente féminine. “ Nous allons œuvrer à ramener les femmes dans ce sport. Il faut le dire c’est un sport mixte ”, s’engage Joseph Ndouma Ndock. Et le président national Anaclet Abé de plaider pour plus d’indulgence. “ Nous avons moins de six mois d’existence, pour le moment nous sommes en pleine phase de promotion et de vulgarisation ”, dira-t-il.
Par Catherine Aimée Biloa (Stagiaire Jade/Syfia)
et Mathieu Nathanaël NJOG
Le 29-08-2007