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Economie
L’arrivée des prunes a favorisé tout autour une activité commerciale intense.
L’arrivée des Safou communément appelés prunes est venue bouleverser nos habitudes. Il faut déjà dire que le nom scientifique est « dracroyde edulis », il est un fruit sauvage qui pousse dans nos forêts et que l’homme vivant de la cueillette en a profité pour déguster sa savoureuse et épaisse pulpe. Depuis leurs arrivés dans nos marchés, ces petits fruits violacés influencent notre ration alimentaire, mais aussi, l’activité commerciale de beaucoup de personnes faisant dans le commerce intemporel. En somme, il s’est développé une très sérieuse organisation avec au bout de la chaîne ses femmes qui s’activent inlassablement à les cuire sur nos trottoirs derrière les grills. Sur nos axes routiers, les vacanciers et vacancières les proposent crus ou cuits au niveau des postes de péages et des contrôles de polices. Autant à l’Irad de Njombé, les agronomes multiplient les recherchent depuis des années pour domestiquer ce fruit.
Il ne fait pas de doute que l’arrivée des prunes a bouleversé les habitudes dans l’activité champêtre et dans la débrouillardise de plusieurs jeunes. « J’achète et revends les prunes aux grossistes. Notre activité a débuté au mois de mai et ira jusqu’au mois de septembre. Avant, je le faisais dans l’achat des Kolas et des mangues. Cela dépend des saisons », lance Loko, revendeur. Au niveau de la station service Texaco de Penja, sur l’axe lourd Douala-Bafoussam, il s’est créé une intense activité commerciale, les grossistes, planteurs et rabatteurs ont envahis la devanture du bar dancing, « All stars 1» de M. Bobé. Une véritable plate-forme de ravitaillement des marchés de Douala. Où agriculteurs, grossistes et rabatteurs se retrouvent pour marchander sur les colis de prunes cueillies ou rassemblées dans les champs et entassés dans les filets. « Nous allons au sortir des champs attendre les planteurs pour acheter leurs cueillettes et nous venons les revendre aux grossistes. Mais très souvent, les planteurs préfèrent eux-mêmes venir les vendre ici, dans l’espoir de les vendre au plus offrant et à prix forts » lance Bernard T.
Les filets de 15 à 20 Kg sont vendus entre 8.000 Fcfa et 12.000 Fcfa. « Tout dépend de la qualité que nous recherchons » indique Papa Souffo, grossiste venu de Douala. La qualité ne se trouve toujours pas la grosseur des fruits. « Notre choix est aussi orienté par la demande des revendeuses des marchés à qui nous livrons » renchérit Papa Souffo. « Difficile pour nous de savoir réellement les besoins des grossistes. C’est pourquoi nous nous arrangeons toujours à avoir différentes variétés. L’essentiel étant que les prunes soient au maximum entièrement violacées » précise Loko. Les revendeurs de Penja disent trouver leur compte. « Il ne faut pas beaucoup d’argent pour démarrer cet activité. Même avec 10.000 Fcfa on se lance, et on parvient à nourrir sa famille » reconnaît Bernard T. « Même les moto-taximen tirent leur compte. Car à partir de 14 heures nous allons transporter les planteurs et revendeurs avec leurs colis pour les déposer ici » avoue R. Toko.
Mathieu Nathanaël NJOG à Penja