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Santé Littoral
L’évaluation à mi-parcours du plan d’action 2007 des activités de santé publique dans le Littoral a démarré depuis le 18 juin.
La surveillance épidémiologique des maladies évitables par la vaccination dans la province du Littoral constitue l’une des données importantes pour prévenir la morbidité et la mortalité des populations. Le Sida, la tuberculose, le paludisme, l’onchocercose et la lèpre sont les maladies concernées par cette composante du programme élargi de vaccination (Pev). Mais, les dix-huit districts de santé recèlent d’importantes défaillances sur le niveau d’exécution des recommandations de la réunion de coordination et d’exécution des plans d’actions d’octobre 2006. Ils accusent l’Insuffisance des moyens financiers, des équipements et des ressources humains et la faible implication de la base communautaire (chefs traditionnels, tradipraticiens, bref les populations cibles dans l’ensemble).
Ces défaillances ont conduit à des résultats insuffisants dans l’ensemble au regard de l’évaluation des six premiers mois d’exécution. Ainsi, le paludisme est la plus importante cause de consultations dans nos hôpitaux avec 43,23% de cas, de même que des causes d’hospitalisation avec 39% et 4% des causes de mortalité infantile dans le Littoral (alors qu’au Cameroun il est de 3,65%). Le cas de l’onchocercose est aussi révélateur. Dans le district de santé de Yabassi, il est passé de 80% en 2003 à 75% en 2006. Le Vih/Sida demeure préoccupant. Dans le district de Nylon, 734 personnes sont éligibles et 2045 y reçoivent leur traitement anti-rétroviraux. “ La surveillance épidémiologique connaît en ce moment des insuffisances de performance tant sur les activités que sur les résultats enregistrés en quantité et en qualité ”, avoue Dr. André Bita Fouda, délégué provincial de la santé publique du Littoral (Dpspl).
La stratégie communautaire
Ce forum de concertation doit permettre “ d’identifier tous les obstacles et les goulots d’étranglement puis de proposer toutes les solutions adaptées qui permettront d’ici décembre d’atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés ”, leur a prescrit Félix Nguele Nguele, secrétaire général de la province.
Les travaux de Douala ont abouti à la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique à base communautaire. “ C’est la raison qui nous amène à organiser lors de la réunion de coordination une réflexion sur cette stratégie ” a précisé Dr Bita Fouda. L’objectif général est certes d’évaluer l’état d’exécution des activités santé dans le Littoral, mais il est surtout question de mettre en place un système de surveillance à base communautaire des maladies cibles du Pev.
Au final, cette réunion de coordination provinciale a débouché sur les objectifs spécifiques. Il s’agit “ d’élaborer des définitions des cas simplifiées compréhensibles par les communautés, d’identifier les acteurs du système de surveillance à base communautaire, d’élaborer un chronogramme d’activités à mener en vue du démarrage effectif des activités de surveillance à base communautaire ”, a affirmé Dr. Bita Fouda.
A a fin du forum, une réunion de sensibilisation avec une cinquantaine de tradipraticiens du Wouri devra être organisée.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le 20-06-2007