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L'Upc n'a pu présenter des listes que dans deux communes, dans une région réputée être son fief, il y a longtemps.
Cinq partis politiques sont en lice dans le département du Mongo. Moins qu'en 1996, lors de la deuxième élection pluraliste après le retour au multipartisme. Il s'agit du Rdpc, du Sdf, du Mdp, de l'Upc et du dernier né le Plc (Parti libéral communautaire de Mbougem Bernard). L'Union des Populations du Cameroun présente une seule liste aux législatives. Ce sera dans la circonscription électorale du Moungo Nord. Aux municipales, ce parti présente deux listes sur les douze communes du département : une seule liste à Nkongsamba 1er (Moungo-Nord) conduite par Tchiankoua et une autre à la commune de Bonaléa (Moungo-Sud) que drive Misse Sonne.
A l'observation, le parti nationaliste est dans un état comateux. " Il est dans le Moungo comme une espèce en voie de disparition ", lance un ancien upéciste, aujourd'hui militant du Sdf. Un état qui correspond à l'image de ce département en général et de la ville de Nkongsamba en particulier. De quoi faire retourner Um Nyobé, Moumié, Ouandié dans leurs tombes. Nkongsamba, depuis la création de l'Upc en 1948, a été un bastion stratégique de l'âme immortelle du Cameroun. Eugène T., inconditionnel de l'Upc, se rappelle, un brin de larmes aux yeux : " l'Upc a choisi Nkongsamba pour lancer sa deuxième organisation annexe, la jeunesse démocratique du Cameroun (Jdc) le 3 septembre 1954. Et bien entendu le congrès de la relance du 27 au 30 décembre 1991 d'une faction, parallèlement au congrès d'une autre faction réunie à Bamougoum du 19 au 22 décembre de la même année. "
Perte de vitesse
L'Union des populations du Cameroun a, lors des législatives de 1992, remporté plusieurs sièges de député sur l'ensemble du territoire national. A Nkongsamba, le parti avait partagé les sièges avec l'Undp, profitant de la non participation du Sdf. Une performance qu'il n'a pas pu maintenir, du fait de ses divisions internes, laissant du terrain à d'autres formations politiques et favorisant la saignée des militants vers d'autres formations politiques. Conséquence, l'Upc a du mal a trouver les candidats pour présenter des listes dans le Moungo où elle a écrit de manière indélébile les belles pages de sa résistance et de son combat nationaliste devant l'administration coloniale. A l'occasion, le département du Moungo a été intensément maculé, avec la perte de plusieurs fils, militants ou supposés de l'Upc. C'est aussi dans ce département (à Mbanga) que le dernier leader historique de l'Upc, Ernest Ouandié, a été arrêté en 1971, alors qu'il était dans le maquis.
Mathieu Nathanaël Njog à Nkongsamba
Le Messager (Douala)
7 Juin 2007