La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
Financement-sponsoring :
Les organisateurs peinent à trouver des partenaires pour soutenir l’épreuve.
“ Nous devons repenser le marketing de la course de l’espoir pour mettre plus d’agressivité. ” Ange Sama, le président de la fédération camerounaise d’athlétisme avoue par ces mots la faiblesse d’un aspect qui passe pour être le plus important dans l’organisation de cet évènement. C’est que, depuis 1992, la société Guinness Cameroon s’est retirée de l’organisation de ce qui était dénommée “ L’ascension Guinness du Mont Cameroun ” qu’elle a soutenu financièrement de 1973 à 1992. Avant de devenir dès 1996 “ La course de l’espoir. ”
Initiée en 1973 par Guinness Cameroun, cette course de montagne, unique au monde, a été chaque année entièrement organisée avec beaucoup de succès par la société Guinness. Elle réussit à en faire un divertissement sportif, et un exutoire touristique et culturel. Depuis son retrait, l’organisation de la Course de l’espoir est devenue une gageure pour la Fédération camerounaise d’athlétisme qui a du mal à intéresser les annonceurs et par ricochet à boucler le budget. Au point que l’Etat camerounais par le biais du ministère en charge du sport est contraint de venir à la rescousse pour sauver une compétition unique en son genre. Et qui était devenue une vitrine sportive et touristique du Cameroun sur le plan international. Pour la première édition de “ La Course de
l’espoir ” Kalkaba Malboum, alors président de la Fca avait réussi à ramener dans l’organisation la société Guinness et plusieurs autres partenaires techniques tels que le Conseil supérieur du sport en Afrique (Cssa), l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa), l’Organisation du sport militaire en Afrique (Osma) et l’Association “ Espoir pour l’Afrique ”.
Des partenariats éphémères qui sont devenus récurrent d’une édition à une autre. Depuis la dénomination de la Course de l’espoir, plusieurs annonceurs se sont succédés mais aucun n’a jamais été fidélisé. Un handicap, qui traduit les lacunes en matière de marketing que reconnaît aujourd’hui le président Ange Sama. Mais il ne manque pas d’ambitions pour la plus relevée des courses de montagne dans le monde.
Aujourd’hui encore, c’est le ministère des Sports et de l’éducation physique le principal financier de la compétition. Cette année, sa participation s’élève à 120 millions Fcfa. C’est pourquoi le ministre Augustin Edjoa a prescrit la transparence dans la gestion des fonds qui attendent encore d’être débloqués. Un déficit de transparence que dénoncent aussi les annonceurs. Par ricochet terni la crédibilité du Comité d’organisation se qui peut expliquer le peu d’engouement des sociétés de la place. Elles dénoncent aussi la concurrence déloyale des sociétés rivales.
Par Mathieu Nathanaël Njog