La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
FINANCEMENT DES ENTREPRISES
Une importante réunion d’échanges GICAM-APECCAM-BANQUES, consacrée au financement des entreprises a eu lieu le mercredi 14 avril 2021 au siège du Gicam.
/image%2F1605938%2F20210510%2Fob_92f9c1_gicam-et-apeccam.jpg)
Trouver des réponses à l’épineuse question du financement des entreprises a été au centre de la rencontre d’échanges qui s’est tenue le 14 avril 2021 à la salle de conférence André Siaka du GICAM. Le Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) conduit par son président Célestin Tawamba et l’Association Professionnelle des Etablissements de Crédit du Cameroun (Apeccam) avec à sa tête son président Alphonse Nafack ont au cours d’une concertation, qui a rassemblé d’autres institutions et faire courir des chefs d’entreprises de divers secteurs d’activités, permis de faire l’état des lieux du financement des entreprises au Cameroun, recenser les difficultés majeures qui l’entourent et explorer les piste de solution.
Selon le Gicam, , le montant de crédits accordés par les banques au secteur privé au Cameroun ne représente en moyenne que 13,8% du PIB; taux largement en deçà de ceux observés en Côte d’Ivoire (22,7%), au Sénégal (27,6%), au Kenya (32,4%), au Maroc (65,5%) et même en moyenne en Afrique subsaharienne (45,3%). Un chiffre qui confirme le constat d’une économie insuffisamment irriguée en termes de financements. En 2016; le 2ème Recensement général des entreprises (RGE) réalisé par l’INS révélait ainsi que les problèmes de financement (accès au crédit, coût de financement) étaient, selon les chefs d’entreprises, le 3ème obstacle à l’entreprenariat (30,7%) après la fiscalité (53,5%) et les tracasseries administratives 34,2%).
Les exposés illustrés par des données factuelles ont permis de partager plusieurs expériences et des exemples des dispositifs déployés sous d’autres cieux dans le cadre de la riposte face à la crise du Covid-19 ont été évoqués. Deux axes ont particulièrement été abordés : - les problèmes structurels au financement des entreprises ; et – les difficultés conjoncturelles nées des crises récentes et principalement de la crise sanitaire liée au Covid-19. Au regard de la richesse des échanges, les deux parties ont convenu de mettre sur pied un Comité conjoint de suivi GICAM-APECCAM qui devra préparer la proposition concrète du secteur privé et secteur financier sur les mesures de renforcement du système financier de soutien aux entreprises à partir des problématiques précises identifiés et retenus au cours des travaux.
Surtout que pour le patronat camerounais, «la problématique du financement des entreprises qui est séculaire, semble connaître au Cameroun, un cycle de détérioration continue depuis l’avènement de la crise de devises en 2019», Et d’ajouter : «En plus de l’asymétrie d’informations entre les banques et les entreprises, les incompréhensions entre la Banque centrale et les banques débouchent sur des charges et des difficultés supplémentaires pour les entreprises». Notamment, concernant les problèmes de transferts de devises en direction de l’étranger auxquels sont confrontés les entreprises et particulièrement des PME. Marqués par un nombre important de transferts non exécutés auprès des banques, totalisant même plusieurs dizaines milliards de FCFA. Les chefs d’entreprises, membres du GICAM déclarent que l’accès aux devises est aujourd’hui l’un de leurs préoccupations majeures. A ce propos, le GICAM-APECCAM ont convenu de saisir en urgence le régulateur et la Banque centrale pour obtenir des mesures d’assouplissement afin d’éviter un catastrophe économique qui s’annonce, ceci dans le respect de l’esprit et les objectifs du contrôle d’échanges.
Mathieu Nathanaël NJOG