Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

Publicité

Inflation et pénurie du poulet de chair à Douala

Sinistre de la filière avicole                

La rareté et la cherté du poulet dans les marchés de Douala met en grogne les ménagères.

 

Depuis plusieurs mois les ménagers et consommateurs des poulets de chairs se plaignent de la maigreur de cette viande tant prise et qui en fait un produit alimentaire de première nécessité. Dans les restaurants, les tenancières essuient les engueulades des usagers, tout comme les commerçants du secteur de la volaille font piètres mine face à l’exaspération des ménagères. Ces clients estiment sans fioriture qu’il y a tromperie sur la marchandise. «Ce ne sont plus des poulets qu’on nous vend se sont pas des oiseaux, mais des oisillons. Pis au même prix, sinon un peu plus chère en évoquant la rareté», dénonce Marthe G. Nguemgoum, ménagère. Cette situation est caractéristique d’une importante pénurie du poulet de chair dans une filière avicole fortement sinistrée par une grippe aviaire qui a sérieusement ébranlé ce secteur courant l’année 2016. Au point que plusieurs éleveurs et vendeurs ont mis la clé sous le paillasson. Un état des lieux que traduit l’abandon de plusieurs comptoirs dans les zones des marchés spécialisées dans la vente de la volaille. «Il n’y a plus de poulets de chair, la production a pris un sérieux coup. Ce qui a mis en chômage plusieurs vendeurs dans ce secteur. Ceux que vous trouvez encore là se sont quelques éleveurs qui sont obligés de jongler pour satisfaire autant qu’ils le peuvent la forte demande», confie Jean Claude.

A propos des jongleries, les commerçants avouent que les poulets de chair vendus aujourd’hui ont à peine 17 à 20 jours, au lieu de 40 à 45 jours d’élevage, ce qui justifie leur très petit gabarit. «Dans le contexte actuel, il est difficile de laisser les poulets arrivés à maturation de 45 jours. La demande est forte que les producteurs sont contraints de sortir les poulets de deux semaines et demi pour les mettre sur le marché», confie Fofié. Et de reconnaitre par la suite qu’«à ce stade de l’élevage ces poulets ne sont pas appropriés à la consommation». Pourtant, les populations les consomment en toute résignation. En revanche, le rapport qualité-prix n’est plus respecté. Les ménagères font face à une inflation des prix : «On fait avec. C’est un peu plus cher au marché. Ce qu’on achetait à 2 000 Fcfa, ou 2 200 Fcfa, sont vendus à 4 500 Fcfa évidemment avec un poids très faibles mieux un gabarit d’oisillon». Pour certains consommateurs, la maigreur des poulets à contribuer à les éloigner des délices de cette viande tant convoitées. Cette pénurie et par ricochet de cette inflation des prix est la conséquence la grippe aviaire déclarée en mai 201, et qui a plongé la filière avicole au Cameroun dans une longue crise de près d’un an. Période pendant laquelle, la filière a été sinistrée et l'activité stoppée.

Et pour cause, des volailles ont été abattues, des poussins tués, soit parce que les autorités phytosanitaires du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia) l’avaient décidé, même souvent arbitrairement du fait que certains producteurs étaient basés dans les régions affectées par la maladie. Mais aussi sur des initiatives personnelles des producteurs exaspérés parce qu'ils ne pouvaient plus vendre, ni les poulets parce qu’à plus de 45 jours l’éleveur glisse dans une perte exponentiel, ni les œufs avariés faute de pouvoir être commercialisés. Toute chose qui a décimé le cheptel. Puisqu’outre les trois régions (Centre, Ouest, Sud) affectées par la maladie, la circulation des produits des élevages de poulets étaient aussi interdite par mesure de précaution dans celle certains bassins de production tels que le Littoral dont le chef-lieu Douala est la capitale économique et est la grande ville portuaire de Douala. Dit-on c’était pour empêcher la propagation et l’entrer des produits ou matériels aviaires venant des pays qui étaient infectés. Toutefois, malgré l’impact du sinistre dans la filière avicole les dirigeants de l’organisation de l’Interprofession avicole (IPAVIC) reste confiant. François Djonou, président de l’Ipavic Littoral : «Les choses vont aller très vite dès que les mesures seront levées, on  aura parmi les pays européens réputés gros fournisseurs des produits et matériels volailles afin de reconstituer le cheptel national».

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article