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Banos SA et Medlog victimes d’un réseau mafieux

Port de Douala

Deux investisseurs étrangers sont aux abois. L’un est un Grec poussé à quitter le pays et l’autre est une multinationale ne s’est plus à, quel saint se vouer.

 

Le Directeur général du Port Autonome de Douala, Cyrus Ngo’o est crédité d’avoir impulsé un management moderne et porteur des espoirs pour des performances meilleures de cette institution. Seulement, il doit mener une grande opération de déminage sur la plateforme portuaire, piégée avec des mines essaimées par des réseaux mafieux qui se sont sérieusement ancrés sous l’ère de ses prédécesseurs. Notamment dans la gestion du domaine portuaire de l’Etat. Ce réseau met en mal les potentiels investisseurs et les investisseurs déjà en activités dans le secteur portuaire. Au moment où, le bilan des uns an du Forum International «Investir  au Cameroun», initiative d’attractivité des investisseurs étrangers initié et dirigé par le Chef de l’Etat, Paul Biya, en personne, n’est pas réluissante, une affaire cocasse agite le port de Douala. Sa particularité, c’est qu’elle sape tous ses efforts et tuent toute incitation des investisseurs.

Par des manœuvres dolosives, Bonos Angelos, le propriétaire de  la société Banos SA, de nationalité grec, installée sur 17 000 m2 du domaine portuaire a été contraint de quitter le pays sur la pointe des pieds. Depuis lors, des tentatives d’attribution peu orthodoxe et au forceps de cette parcelle se multiplient pour la rétrocéder à la multinationale Medlog, faisant dans les activités portuaires. (Transit, logistique, transport, aconage,…). Depuis 2015, la procédure de cette rétrocession aux allures maffieuses piétines, pourtant, il se susurre qu’elle a déjà dépensé plus de 500 millions Fcfa, à cette fin. Le 17 mai 2017, une descente musclée avec l’appui des forces de maintien de l’ordre aux fins d’une expulsion forcée n’a pas prospéré. Le conseil de la société Banos SA ; Me Alain Nguini s’y étant opposé. Non sans prévenir de l’éminence d’un drame qui pourrait survenir sur ledit site si les membres du réseau mafieux tapis dans l’ombre et dans les positions stratégiques du PAD s’entêtaient.

En effet, après avoir poussé à la cavale le PDG de Banos SA, le 13 juillet 1995, le DG du PAD de l’époque Emmanuel Etoudi Oyono signe une décision de résiliation de l’autorisation d’occupation temporaire, accordée en 1997 par Tchouta Moussa, alors DG de l’Office national des ports du Cameroun (Onpc). Seulement, cette décision s’adresse à Transport Banos et Cie. Une société de droit centrafricain. Une méprise qui fait dire à Me Alain Nguni que Transport Banos et Banos SA ne sont pas la même personne morale. «Qu’il est tout évident que c’est un faux ourdi pour tromper la religion du DG du PAD». Et d’ajouter que : «Ce n’est pas avec Transport Banos Sarl que le Pad est contractant, mais bel et bien avec Banos SA.» Par ailleurs, le contrat liant les deux parties précise en son article 15 précise que : «toute résiliation du contrat doit revêtir une ordonnance du juge des référés». Curieusement, le PAD à travers certains de ces cadres «véreux» multiplient des descentes inopinées au cours desquelles ils procèdent même à la fermeture illégale de ses portes.

Se refusant toute démarche à l’amiable à l’effet de faire respecter les droits de la société Banos SA Cameroun. Or lorsque Banos Angelos est autorisé d’occuper le site marécageux, il l’aménage, le viabilise et y construit en matériaux définitifs. Un investissement estimé à 65O millions Fcfa.  Cette situation a fait l’objet des requêtes adressées à toutes les autorités administratives pour prévenir de la menace qu’elle représenté. En ce moment, Me Alain Nguini a déposé une plainte en bonne et due forme contre le PAD pour trouble de jouissance et violation de domicile. Surtout qu’il y a différence sur la personne morale, confusion sur la société contractante, toute chose qui rend la décision inopposable à Banos SA. A cela s’ajouter encore un indice majeur de faux. La décision d’attribution du site à la société Medlog  par une autorisation d’occupation temporaire n°001-07-DG/PAD du 29 janvier 2017 est datée du 29 janvier, qui est un dimanche, un jour non ouvrable.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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