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Risques professionnels 5 996
Le leader du pôle d’activités de la cimenterie au Cameroun a été choisi pour arbitrer le 5 avril 2017, le lancement de la 21è Journée africaine des préventions des risques professionnels.
La Direction générale de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) a décidé de célébrer cette 21è édition des Journées Africaines de la Prévention des Risques Professionnels (JAP) sur un mois. Elle entendait ainsi apporter des réformes profondes dans la manière de la célébrer en passant du caractère festif à un caractère de scientifique. Notamment en recadrant le déroulement en véritable espaces de réflexions et d’échanges de bonnes pratiques sur les questions de la pénibilité au travail. Ainsi, depuis le 5 avril et cela pendant un mois une caravane de la Direction générale de la Cnps va se déporter au sein de 50 entreprises non seulement leaders dans leurs différents secteurs d’activités, regroupant les entreprises accidentogènes, mais aussi reconnues dans le respect de la législation en matière de prévoyance sociale. La Directrice régionale Mme Aissatou Djeilani, présentant du Directeur général empêché, a tenue à le justifier : «Votre engagement à immatriculer tous vos travailleurs à déclarer et reverser les cotisations dues pour leurs comptes à bonnes date à la CNPS ainsi que celui du respect des normes de Santé et sécurité au travail dans votre entreprise pour le bien-être de vos travailleurs ne sont pas étrangers à notre choix de retenir votre entreprise».
Placé sous le thème : «Evaluation des risques professionnels, gage d’une modernisation des outils de gestion de la santé et sécurité au travail» avec pour sous-thème : «Relations avec les entreprises sous-traitantes en matière de santé et sécurité au travail», la 21è édition des JAP qui est une initiative de l’Interafricaine de la Prévention des Risques Professionnelles (IARPP). Ceci fait suite au constat que l’analyse de la situation actuelle de la Santé et Sécurité au Travail (SST) relève des insuffisances notoire dans la cartographie et l’évaluation des risques. L’objectif de JAP étant : - d’amener les pratiquants et spécialistes à formuler et/ou partager les outils modernes de gestion de la SST ; - vulgariser la méthodologie de l’évaluation des risques professionnels ; - favoriser le partage de bonnes pratique en matière d’évaluation des risques professionnels. Dans ce conteste, le Directeur central chargé des activités techniques d’Eneo Eugène Ngueha technique a dit remercié la CNPS pour ce choix et en a profité pour présenter la politique de gestion des sous-traitants, le système de management de la SST qui met au cœur des opérations de cette entreprise. Ainsi un Comité dirigé par le conseil d’administration encadre les politiques et supervise leur mise en œuvre et une direction en charge de la sécurité, une sous-direction en charge de la santé au travail.
Eneo Cameroon à travers son médecin de travail, Dr Joseph Dieboue a présenté son outil de gestion de la SST qui met le Comité d’Hygiène et Sécurité (CHS) au centre de l’amélioration des conditions de travail. Un outil présenté comme modèle au niveau national. Et pour cause, Eneo Cameroon étant réputée comme une entreprise accidentogènes, employant 4 000 travailleurs et 308 sociétés sous-traitantes auprès desquelles elle externalise certaines de ses activités, a mis sur pied une nouvelle politique managériale de prévention et de gestion des risques professionnels. Celle-ci préconise l’extension des politiques de la SST chez les PME. Ainsi, celles-ci ont l'obligation : - d’intégrer des actions proactives et réactive à mener ; - renforcer la traçabilité des actions menées et faire le reporting ;… Un audit permanent des performances de sécurité afin de déterminer si une PME est habilité à travailler avec Eneo pour une validité d’un an. Ainsi le renouvellement est conditionné par une performance acceptable définie au terme d’une évaluation prend en compte les compétences technique, sécuritaire et médicales (Assurance maladie, affiliation Cnps, respect des normes RSE et QHSE). Ainsi en 2015, 75% des entreprises sous-traitantes ont vu leur contrat de collaboration non renouvelle. En 2016, le taux a baissé pour se situer à 46%, témoignant des efforts considérables faits par les PME.
Mathieu Nathanaël NJOG
Encadré
Inverser la tendance
Au final, il s’agit d’inculquer une culture de SST qui permettra de garantir aux travailleurs un milieu de travail sein et des conditions de travail décentes et sécurisées, gages d’un développement durable du Cameroun. Ce d’autant plus que la dure réalité qui est observée au Cameroun comme dans le monde entier, au point de pérenniser les mauvaises de conditions de travail qui prévalent dans la quasi-totalité des entreprises et surtout des PME de sous-traitance doit appeler à une synergie d’actions, c’est pourquoi la CNPS a lancé cette croisade afin que toutes les entreprises fasse de ce combat une priorité de tous les jours et de chaque instant dans le but de réduire de manière significative les AT et MP ; mieux pour les éradiquer.. Surtout que les estimations, récentes du Bureau international du travail (BIT) indiquent que «toutes les 15 secondes un travailleur décède des suites d’accident de travail alors que dans le même temps 164 accidents de travail sont enregistrés sur la planète». Dr Joseph Sylvère Kaptue, Expert CNPS et membre de la Société Camerounaise de la Sécurité et Santé au Travail (SCSST) a donné fait un exposé sur la prévention des risques professionnels en entreprise. Il a présenté les outils modernes de gestions de la SST. Il a plaidé pour que le Cameroun adopte les textes rendant obligatoires la gestion de la prévention des risques professionnels au Cameroun. Et pour finir, il a détaillé les quatre moyens d’actions de la prévention des risques professionnels en entreprise : - Les moyens légaux, - les moyens techniques, - les moyens médicaux, - et l’Ergonomique de la prévention.