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Un préavis de grève à Orange Cameroun

Société – Tension Sociale

Télécommunication

Le syndicat national de la communication, section Orange Cameroun a réitéré le 13 octobre 2009, un préavis de grève lancé depuis le 7 octobre, pour la date du 29 octobre.

Dans un échange de courriel  en date du 14 octobre 2009 avec le Groupe France Télécom via Marc Rennard, directeur exécutif Amea, les représentants du personnel de l’opérateur mobile, Orange Cameroun écrivent : «Nous vous réitérons ce jour notre engagement de fidélité et de loyauté vis-à-vis de notre société. Néanmoins, le préavis de grève reste d'actualité et maintenu à la date du 29 Octobre 2009.» Quelques jours plus tôt dans l’une des communications en réseau, on pouvait lire ce rapport des leaders syndicaux : «Notre situation est d'autant plus inconfortable que le Ceo d'Orange Cameroun, M. Jean Michel Latute, malgré les engagements de Marc Rennard, va jusqu'à renier sa propre signature. Notre préavis n'est pas un test. C'est une volonté de l'ensemble des travailleurs de ne plus accepter pour argent comptant les promesses non tenues des différents Ceo qui sont passés à la tête de la société. Seule la signature de la Convention collective d'entreprise peut régler ces problèmes.»

A la direction de communication de Orange Cameroun, auprès de laquelle nous nous sommes rapprochés, on rassure qu’il n’y a pas péril en la demeure. Les deux parties poursuivent les négociations qui sont dans la bonne voie. Elle affirme même que la direction générale a été surprise par le préavis de grève ainsi que sur les revendications qui reposent sur la forme et pas sur le fonds. Si les négociations ont accusé un retard d’un mois, c’était dû au préalable soulevé par Louis Sombès, responsable de la confédération syndicale à laquelle ils sont affiliés et dont ils ont sollicité l’expertise. Exigeant que les négociations soient présidées par le ministère du travail et de la sécurité sociale. Et quant à la demande de réintégration des camarades syndicaux écartés des instances de négociations en violation de l’Accord de méthode, principale revendication, Ngondi Eboua précise que : «cela n’est pas le fait de la direction générale, mais du respect du soucis de la parité exigée par les textes. Car avant l’implication du ministère de tutelle, le personnel constituait les 2/3 des membres.»

 

Les revendications

Il faut remonter aux travaux du 2 au 6 juin 2009, lorsque Jean Michel Latute a permis la tenue du séminaire de rédaction du projet de cette Convention collection d’entreprise d’Orange Cameroun. Le syndicat national de la communication (Synacom) section Orange Cameroun se fait assister de la Confédération  des syndicats autonomes du Cameroun (Csac) et de  la Confédération française démocratique du travail (Cfdt) qui a commis un encadreur en la personne de Hervé Morland. Le 21 juillet 2009, la direction d’Orange Cameroun organise une cérémonie de signature de «l’Accord de méthode» a respecté. Le 17 septembre 2009, le ministre nomme une Commission mixte paritaire chargée de la négociation de la convention collective d’Orange ainsi de sa présidente, Mme Ejangue Ekamby née Kotto Ndongue Marie Thérèse, le délégué régional du Travail du Littoral.

Profitant de la célébration de la journée mondiale du travail décent, le 7 octobre 2009, le Synacom/Orange lance un préavis de grève pour dénoncer les entraves au dialogue sociale orchestrées par le Dg. Notamment, la non application de l'Accord de méthode - L’entrave à l’exercice du droit syndicale et non respect des lois et règlements – Dialogue et obstruction du processus des négociations de la convention collective d’Orange et nationale – la pratique de classement des travailleurs qui a court dans la société en violation des lois et textes – des cas d’injustice dans le traitement des employés et des conditions de travail favorables au stress et aux maladies. Les 2 et 13 octobre, les deux premières sessions de la Commission mixte paritaire débouchent sur la frustration des travailleurs. Ce qui va entraîner la réitération du préavis de grève. «Nous ne pouvons plus contenir la frustration du personnel sans contre partie probante», écrivent les représentants du personnel.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

 

 

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