La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
Accident tragique - Port Autonome de Douala
Dans la matinée de samedi 10 octobre 2009, le chauffeur d’un tracteur est tué par un container qu’il transportait.
Le Port autonome de Douala (Pad) est loin d’être un lieu où on peut aspirer à l’objectif : «zéro accident» comme le recommande les normes de sécurité «Safety» appliquées là-bas. Malgré, les efforts mis en œuvre pour appliquer les dispositions sécuritaires maximales, il ne se passe pas de jour où on n’enregistre pas un accident. Les uns plus graves que les autres. Dans la mi-journée de samedi 10 novembre 2009, le site du Terminal à container (Dit) dans la zone portuaire de Douala a connu une ambiance effervescente. Le décès dans les circonstances tragiques d’un chauffeur de tracteur en pleine activité va interrompre le travail pendant près de trois heures, dans cette zone portuaire, au détriment des usagers et transitaires venus retirer leurs marchandises. C’était la consternation générale qui se dessinait sur le visage tous ceux qui ont accouru au lieu de l’accident. Gendarmes, policiers, et pompiers du Port autonomes de Douala (Pad) ont été mobilisés pour extraire le macchabée coincé dans cette ferraille et pour les formalités de constat et d’enquête d’usage.
Aux environs de 11h35mns, Idrissou Njoya, chauffeur d’un tracteur agricole spécialisé dans le transport des containers va se faire écraser par le container qu’il transportait. En effet, le tracteur agricole est relié à un remorqueur qui permet de transporter deux containers qu’on entrepose de manière horizontale. «Il venait de se faire charger le premier container à la suite de ses multiples chargements et tours qu’il effectue pendant ses heures de travail. Il allait se faire remorquer le second container au travée E qui est l’un des labyrinthes aménagés entre les containers entreposés sur le site de la Dit et dans lesquels circulent les tracteurs, lorsqu’il va effectuer une manœuvre brusque au point que le tracteur et la remorque ont effectué la forme V au lieu d’une forme circulaire devant lui permettre de négocier aisément le virage souhaité. C’est alors que l’arrière de la remorque va basculer et dans l’impulsion de ce mouvement, le container va dans sa chute s’écraser sur le tracteur qu’il va aplatir », raconte un témoin. Malgré l’alerte des pointeurs qui le dirigeaient, il n’a pas eu le temps de voir le danger pour s’échapper. L’enchainement des actions est allé très vite.
Pour retirer son cadavre de cette carlingue, il a fallu près de trois heures aux pompiers du Pad sous le regard des commandants entrant et sortant de la brigade de gendarmerie du Port Sud qui ont été perturbés dans leur cérémonie de passation de service, et des éléments du commissariat de police du Pad. Lorsqu’à 13h35mns, la dépouille a été extraite en présence des membres de sa famille, un plus de 200 000 Fcfa a été retrouvé dans ses poches. Pas négligent pour négocier si la mort n’était pas lâcheté et était négociable. Le cadavre a été aussitôt conduit à la morgue de l’hôpital de district de New-Bell à la demande de sa famille pour la mise en bière, conformément aux usages de la religion musulmane. Dans la nuit, la dépouille a aussitôt été conduite dans son Noun natale pour inhumation. A 42 ans, il laisse une épouse et trois enfants. La police d’assurance que l’association professionnelle des aconiers acconiers du Cameroun a signé avec une société d’assurance il y a moins de deux moins est mise à l’épreuve.
Mathieu Nathanaël NJOG