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Naufrage
Le navire baptisé camerounais Alexandria a fait naufrage dans la zone portuaire de Douala, au niveau du quai Boscam, encore appelé « port Gabon » non loin de la base navale. Il était environ 5 heures du matin ce mercredi 27 janvier 2010. Après avoir levée l’encre à destination de Libreville, dans la nuit de mardi 26 janvier, Alexandria va heurte un navire Cargo au niveau du chenal. Avec une devanture sérieusement endommagée, le bateau sera contraint de rebrousser chemin pour accoster au quai de départ.
Dans l’attente du levée du jour pour entreprendre les réparations, l’importante fissure va faire le bateau prendre de l’eau et sous le poids de son importante cargaison de plusieurs tonnes, le bateau va chavirer, laissant noyer la partie avant du bateau. Une partie de Alexandria reste tout de même visible au dessus de l’eau.
Cet accident pose le problème du laxisme de la marine marchande dans l’exécution de son rôle de régalien de la sécurité maritime. Puisqu’elle laisse prospérer les violations flagrantes dans le secteur maritime. Pour les professionnels du secteur, les agents de la marine marchande brillent par leur complicité active et une propension à la corruption. C’est ainsi que plusieurs navires vont dans le transport maritime sans avoir rempli les conditions minimales exigibles par les normes internationales. C’est le cas de l’immatriculation Imo (international maritime organisation) exigée à tous les navires faisant dans le transport maritime international.
Il y a déjà quelques mois que le propriétaire du bateau Alexandria a fait l’objet d’un mouvement d’humeur des employés d’un autre de ses bateaux. Les employés revendiquaient le paiement des arriérés de salaire, l’amélioration des conditions de vie et dénonçaient l’état du bateau qui n’était plus propice à la navigation. Les autorités saisies ont fait fi. Devant le refus des employés de travail dans un navire, il a été conduit en réparation à la base marine de Tiko. Et c’est le deuxième bateau du même propriétaire qui chavire ainsi. Il y a quelques années, c’était aux larges des eaux de Guinée-équatoriale.
Mathieu Nathanaël NJOG