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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Messengue Avom « s’embourbe » à l’Est

 Institutions  - Assemblée nationale

Le ministre des Travaux publics annonce le déblocage de 10 milliards Fcfa, l’achèvement du bitumage du tronçon Ayos-Abong-Mbang dont les travaux sont à l’arrêt.

 

Cela fait plus de deux ans que le bitumage de la route reliant la localité d’Ayos dans le Centre à Abong-Mbang dans l’Est devait être achevé. La livraison était prévue pour mai 2007. Mais sur le terrain, les travaux sont toujours en cours. Ils sont entrecoupés, et chaque fois le gouvernement annonce des dates de livraison. Sans les respecter. Une situation qui a fini par faire croire à certains natifs de la région de l’Est qu’ils ont été floués par une promesse électorale. Les députés de l’Est, dans leur mémorandum adressé au chef de l’Etat, se sont d’ailleurs inquiétés de l’état d’avancement des travaux de ce tronçon en interpellant directement Paul Biya. Si les populations de l’Est ont accueilli l’annonce du bitumage de cette route «avec satisfaction», le député Mbanguela Gervais, interpellant le ministre des Travaux publics sur le retard constaté sur le terrain, lors de la séance plénière consacrée aux questions orales des députés aux membres du gouvernement de vendredi 12 juin 2009, va insister sur la «stupéfaction des populations». Qu’est-ce qui justifie ces retards ? Qu’en est-il des financements ? Il va même relèver que la qualité des travaux n’est pas «satisfaisante».

Le ministre des Travaux publics, Bernard Messengue Avom, reconnaît les lenteurs décriées dans le déroulement des travaux. Motifs : la libération tardive des emprises par les populations riveraines, l’insuffisance des études réalisées avant le début des travaux. Ce qui a entraîné des coûts supplémentaires, à en croire Messengue Avom. Le ministre des Travaux publics cite aussi : les retards de paiement dus aux problèmes de langue et de traduction, le bailleur de fonds étant arabe. Il y a aussi l’épuisement des lignes budgétaires allouées au bitumage de ce tronçon. Pour cette route, à en croire Messengue Avom, le gouvernement vient de mobiliser 10 milliards Fcfa pour l’achèvement des travaux, alors que 500 millions de Fcfa ont déjà été mobilisés pour le tronçon reliant Abong-Mgang à Bonis dont les travaux sont aussi en cours. Pour l’achèvement des travaux des deux tronçons, l’Etat devrait débloquer au total 25 milliards Fcfa.

 

Routes en terre

Vendredi dernier, l’on a abondamment parlé des routes à l’Assemblée nationale. Le député Melaga Odette, parlant de l’entretien des routes en terre, a interpellé le Premier ministre sur la procédure de passation des marchés qui est truffée de lenteurs. Ne peut-on pas alléger cette procédure en préconisant la passation des marchés de gré à gré pour l’entretien des routes en terre ? A cette interrogation de l’élue de la nation, Inoni Ephraïm oppose les dispositions du Code des marchés publics qu’il qualifie de compétitif. Il affirme aussi que les textes camerounais en la matière sont conformes aux standards internationaux. «La lourdeur ne provient pas de la nature des prestations. Mais du non respect des règles par les acteurs », a répondu le Pm. Inoni Ephraïm reconnaît que certains maîtres d’ouvrage ne programment pas leurs marchés, tout en relevant les inconvénients du gré à gré qui draine facilement des malversations.

Le Pm reconnaît aussi qu’il y a un écart entre les besoins et les ressources disponibles pour l’entretien des routes en terre. «Quelque soit la procédure, il y a toujours les problèmes de gouvernance», déclare le Pm. Lors de cette plénière consacrée aux questions orales, le ministre de la Culture a été interpellé sur la dégradation progressive du patrimoine culturel national. Le ministre de l’Economie…quant à lui s’est expliqué sur les efforts d’aménagement du territoire mené par le gouvernement. Le ministre des Forêts et de la faune s’est expliqué sur la destruction massive des vestiges archéologiques du fait de l’exploitation forestière.

Christian LANG

 

 

Focal

Marginalisation

Joséphine Fotso s’est adossée sur le discours officiel sur l’unité nationale et l’indivisibilité de l’Etat pour interpeller le Premier ministre sur la marginalisation des minorités. Elle évoque l’urgence de la répartition équitable des ressources de l’Etat. Ceci, pour éradiquer les poches de pauvreté et de sous-développement. L’élue de la nation affirme que certaines communautés du Cameroun ne bénéficient pas de l’encadrement de l’Etat. Elle cite le cas des Bororos résidant dans les Bamboutos, région de l’Ouest pour illustrer son propos. Ces derniers, éleveurs pour la plupart, ne sont presque pas scolarisés. Les écoles sont situées très loin de leurs villages, soit une dizaine de kilomètres en moyenne, sans compter l’insuffisance du personnel enseignant. Ce qui est un facteur prohibitif à leur scolarisation. A cela s’ajoute le manque des autres structures d’encadrement social comme des centres de santé. Ces structures sont affectées dans les mêmes localités.

Le député relève, pour le déplorer, que les minorités sont en marge des concours administratifs. Combien de Bororos, de pygmées…sont admis dans les grandes écoles ? Ces communautés n’ont-elles pas besoin de sentir intégrées ? Inoni Ephraïm relève que ces communautés bénéficient de l’encadrement de l’Etat avec la construction des structures de base : écoles, centres de santé, aménagement des points d’eau, des pistes rurales, établissement des actes de naissance… Son propos n’est pas cependant conforté par des exemples concrets. Selon le Pm, le cas des Bororos est difficile du fait de leur instabilité spatiale. Le Cameroun a pourtant ratifié des textes pour l’encadrement des minorités. Le Premier ministre évoque une compétence transversale, l’Etat, les bailleurs de fonds, la société civile et les concernés devant conjuguer leurs efforts pour sortir ces communautés de la marginalisation dont ils sont victimes.

C.L

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