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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Lambo Sandjo Pierre Roger écrit au président Paul Biya

A Monsieur le président de la République du Cameroun/Yaoundé

 

Monsieur le président,

 

J’ai été arrêté et mis sous mandat de dépôt le 09 avril 2008 pour complicité de pillage en bande dans la ville de Mbanga et ses environs. Les actes de pillages ont commencé le 25 février 2008 et se sont arrêtés le 28 février 2008 ; des centaines de jeunes ont été arrêtés par les Forces de Maintien de l’Ordre dans la localité de Mbanga et seule environ une vingtaine de ces individus toutes unités des forces de l’ordre confondues a été déférée au parquet et la grande majorité de ces individus a été purement et simplement libérée par les Forces de Maintien de l’Ordre.

 

Monsieur le Président, en date du 05 novembre 2009, me trouvant au tribunal de Mbanga où j’ai été convoqué pour y être jugé dans une autre affaire, un individu que j’ignore m’a informé que les portes du Centre Divisionnaire des Impôts (CDI) de Mbanga pour lequel j’ai été condamné à payer 80 000 000 Fcfa se trouvaient dans un domicile privé ; j’ai aussitôt fait appel à un huissier de justice qui s’est rendu à ce domicile en compagnie de mon avocat et d’un photographe ; arrivés à ce domicile, ils ont effectivement retrouvé les portes du CDI de Mbanga. L’huissier a interpellé un jeune homme appelé MATOUKE MATOUKE qui était dans  ce domicile pour connaître l’origine des portes ; celui-ci est passé aux aveux, a déclaré que ces portes étaient effectivement les portes du CDI de Mbanga et qu’il avait d’ailleurs été arrêté par la police, qu’il avait passé 03 jours en cellule au Commissariat de la Sécurité Publique de Mbanga et a par la suite été libéré.

 

Monsieur le président, pendant la même période des émeutes, le vice-président des motos-taximen de Mbanga connu sous le pseudonyme de « Ali Baba » avait lui aussi déserté la ville parce que des effets informatiques de bureau avaient été retrouvés chez lui ; quelques jours après, celui-ci a été appréhendé par la police, s’est retrouvé gardé en cellule et a été libéré quelques jours plus tard. Monsieur le président, au vu de ce que je dénonce, il y a lieu d’ouvrir une enquête sur le rôle trouble du commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, commissaire de la sécurité publique de Mbanga dans la gestion des arrestations des auteurs de pillages en bande à Mbanga lors des émeutes de fin février 2008. Je suis persuadé que si les enquêteurs se penchent sur la main-courante du Commissariat de Sécurité Publique de Mbanga dans la période allant du 28 février au 30 mars 2008, l’on pourra clairement voir le nombre des personnes qui ont été arrêtées dans le cadre des pillages dans cette unité et en le comparant au nombre de personnes effectivement transférées au parquet, vous comprendrez aisément que plusieurs personnes ont été libérées par ce commissaire ; ainsi il devra expliquer à la justice les motivations réelles qui l’ont amené à devenir le juge dans son commissariat, violant ainsi les articles 82 (a) et 89 du nouveau code  de procédure pénale.

 

Monsieur le président, j’ai été condamné à 03 ans d’emprisonnement ferme et à payer la somme de 280 546 000 Fcfa pour le crime de complicité de pillage en bande dans le cadre des émeutes de fin février 2008.  Lors de l’information judiciaire de cette affaire, aucune confrontation n’a été faite entre les auteurs de ces émeutes dont certains étaient détenus au même moment que moi à la Prison de Mbanga et le présumé complice que je suis ; mieux aucune perquisition n’a été faite à mon domicile afin de rechercher le moindre indice ou une preuve sur ma participation dans le cadre  de ces émeutes de fin février 2008. Je joins à cette missive la photocopie du bulletin de levée d’écrou d’un auteur des émeutes qui était en prison au même moment que moi, qui a été condamné à 01 an d’emprisonnement sans dommages et intérêts et qui n’a finalement passé que 04 mois en prison pendant que le complice monté de toutes pièces  et fabriqué par tous les moyens que je suis et encore en prison et ce jusqu’en 2011 au moins. MATOUKE MATOUKE a été arrêté avec les portes du Centre Divisionnaire des Impôts, « Ali Baba » a été arrêté avec le matériel informatique de bureau ; tous les deux ont été curieusement libérés par le Commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, laissant ainsi en liberté deux auteurs qui auraient  témoigné en justice pour établir ma culpabilité ou non dans le cadre de ces pillages. Monsieur le Président, je précise que j’ai été arrêté sur la base d’une plainte contre inconnu et curieusement les poursuites se sont arrêtées après que je sois jeté en prison.

 

Monsieur le Président, au lendemain des émeutes à Mbanga notamment en date du 03 mars 2008, j’ai fait un rapport à Monsieur le Préfet du Moungo en ma qualité de chef traditionnel ; très curieusement lors de mon procès à la Cour d’Appel, le préfet actuel du Moungo  a refusé de m’établir une attestation de dépôt de ce rapport qui aurait permis à la justice de comprendre qu’effectivement j’avais œuvré pour que ma ville natale ne soit à feu et à sang. Comme en 1991, j’ai dit non à la casse même s’il est vrai que les revendications des jeunes étaient fondées et le reste jusqu’à ce jour car rien mais alors rien n’est fait dans le sens de permettre à ces jeunes de rêver pour les lendemains meilleurs. Comme en 1991, c’est moi encore qui paye le plus grand tribut après que tous mes biens aient été incendiés cette année-là.

 

Monsieur le Président, parce que j’avais été appelé au téléphone par le sous-préfet  de Mbanga à l’époque Simon KWENTI NDOH pour l’aider à calmer les jeunes dans la ville, celui-ci m’a abandonné entre les mains de certains émeutiers qui ont voulu me lyncher. J’ai porté plainte contre ce Sous-Préfet, miraculeusement ma plainte qui a été transmise au Procureur général de Douala sous le numéro 44 en date du 06 mars 2008 a purement et simplement été portée disparue. Dans le registre du courrier d’arrivée l’on retrouve le numéro 45, quant au numéro 44 mystère !!!

 

J’ai fait une dénonciation auprès du Procureur de la République de Mbanga et vous fait cette ampliation afin que celle-ci ne connaisse pas le même sort que ma plainte contre le Sous-Préfet et mon rapport au Préfet du Département du Moungo.

 

Très haute considération

LAMBO SANDJO Pierre Roger

 

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