La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
Revendications - Mémorandum de l’Océan
Plusieurs ressortissants de Kribi à des postes importants sont indexés dans le département comme faisant parti des rédacteurs du fameux document.
C’est le 6 novembre prochain que le Rdpc commémore l’accession de son chef le président Paul Biya à la magistrature suprême. Dans tous les coins du pays, même les plus reculés, c’est le branle-bas. Dans le département de l’Océan, une vive tension y règne depuis la publication d’un mémorandum adressé au chef de l’Etat et écrit par certaines élites de l’Océan. A l’heure actuelle, le sport favori de tout kribi est une gymnastique intellectuelle pour essayer de savoir qui se cache derrière le mémorandum. Pour ce faire, les uns et les autres décryptent le fameux document qui est actuellement le document le plus photocopié et le plus lu de la cité balnéaire. D’après les premières constatations, les auteurs de ce document ne sont autres que certains barons du parti au pouvoir. « Pendant les élections, nous avons toujours usé de tous les moyens matériels et immatériels pour que notre parti en sorte la main haute », indique le document. Ce qui supposerait que ce sont des hauts cadres de ce parti très souvent impliqués dans la coordination des différentes élections dans cette région.
Mais par la suite, pour semer le trouble sur l’identification des auteurs, les mémorandistes posent le problème de développement de l’Océan profond ; en se substituant au peuple. Dans la suite du document, ils s’attaquent aux autres élites de l’Océan qui ne seraient pas du même bord qu’eux et aux élus locaux. Après maintes introductions, les auteurs touchent la substantifique moelle du document en estimant que « le peuple a besoin d’un nouvel homme fort». Ils définissent leur cible quand ils disent que : « L’actuel homme fort Jules Doret Ndongo manque de poigne et ne peut plus convaincre ce peuple désabusé et floué sans cesse… Il manque de charisme. Il est respecté et craint de par sa position au sein du gouvernement mais il n’est point aimé par les populations. Lui qui soutient le tribalisme et cultive la haine ».
La suite est une longue diatribe contre le secrétaire général des services du Premier ministre. Pour certainement faire ressortir la faiblesse de ce dernier, les mémorandistes estiment que « son autorité est sans cesse mise à mal par d’autres politiciens comme le président de section Océan Sud Grégoire Mba Mba». Les mémorandistes ne cachent même plus leurs nostalgies du pouvoir en reprochant clairement au président Paul Biya d’avoir « écarté des membres du gouvernement valables qui savaient ménager la chèvre et le chou » ; regrettant que le président ait opté pour « une génération incapable que vous devez déjà faire passer le témoin à une autre ».
Dans la cité balnéaire, certains noms sont cités : un ancien ministre qui a passé plus de 20 ans au gouvernement ; un riche banquier, quelques anciens et actuels élus locaux… Maintenant, l’heure est à qui criera son soutien au président Biya, à Jules Doret Ndongo et au rejet en bloc du mémorandum. Ce qui est sûr et on le sait, ce mémorandum fait plaisir à plus d’un et même parmi ceux qui crient haut et fort à l’imposture, chacun guettant la chute éventuelle de l’ennemi tant combattu mais si tenace.
Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager