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Le Monde diplomatique
L’association des Amis du Monde diplomatique (Amd) du camerounais reçoit les journalistes du journal français pour débattre avec les intelligences camerounaises sur les moyens de sortir le continent de son assujettissement.
Pendant deux jours, les 8 et 9 décembre 2008, à l’hôtel Somatel de Douala, les débats ont été houleux, divergents, mais intéressants. Chaque avis a compté et l’expression a été libre. Loin, l’idée de la pensée unique. Ce qui a animé et fait courir un grand monde à l’étape de Douala du premier colloque international de « l’Association des Amis du monde Diplomatique » du Cameroun. Placé sous le thème général : «Les voies de la renaissance africaines à l’ère de la mondialisation néolibérale». La communauté universitaire, les politiques, les syndicalistes, les journalistes, en sommes les personnes de divers horizon ont échangé leurs réflexions sur cette question qui a été décliné en plusieurs volets, afin de permettre de faire le tour de la question.
Les intervenants ont bien mis en exergue, le rôle négatif des régimes néocoloniaux et des anciens pays coloniaux et tutelles qui sont aujourd’hui tellement en crise qu’il revient à l’Afrique de se prendre en main. Ils sont arrivés au constat que l’Afrique est une victime, elle n’est pas un continent sans atouts. Pis encore, ses richesses ont souvent été confisquées par une minorité. Pour changer la donne, il y a des solutions qui existent et qui mérite d’être proposées. Le colloque a justement permis de réfléchir à d’autres perspectives et d’autres. Anne Cécile Robert, rédactrice en chef adjoint du journal «Le Monde diplomatique» et auteure du livre au titre suffisamment provocateur et révolutionnaire : «L’Afrique au secours de l’Occident», qu’elle a présenté, montre a suffisance que l’Occident ne va pas bien depuis des années et que la crise financière actuelle n’est qu’une simple illustration. Et s’indigne de ce qu’on a une vision trop négative du continent africain. Avant de déduire avec son collègue Christophe Wargny, journaliste que «l’Afrique détient des valeurs qui pourraient contribuer à résoudre un grand nombre de problèmes dans le monde».
Mais pour cela, les intervenants camerounais ont invité tous les peuples à un réarmement moral. Et inviter chacun des africains de tuer les Etats néo-coloniaux si on veut renaître. Car il y a des apatrides dépourvues de fibre patriotique. Malgré la richesse des contributions, ils ont tous convenus que «ce débat n’est pas achevé, ce qu’il faut c’est de rester éveillé». D’autant plus que « Il me parait qu’il y a un potentiel humain et intellectuel très fort en Afrique de manière que si les africains décident, ils peuvent devenir une force culturelle et politique pour dominer le monde dans les années à venir », soutient Anne Cécile Robert.
Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager