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Religion
Une rixe entre les populations et les églises clandestines pour nuisances sonores a porté atteinte à l’ordre public.
La mission évangélique internationale, située au quartier Koumassi a été scellée mardi 21 octobre 2008, par Edoa Mballa, le sous-préfet de Douala Ier. C’est la conséquence d’une joute qui a opposé les habitants riverains et les ouailles de cette église. En effet, les riverains se plaignent de l’occupation illégale de la voie publique, les week-ends et de tapages nocturnes. Des délits constitutifs de trouble de jouissance. Dimanche 19 octobre 2008, excédés, les riverains sont passés des avertissements verbaux à une agression des adeptes de cette église « illégale ». Puisque ne figurant pas dans la liste des églises autorisées par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation. Ces troubles consécutifs à l’ordre public, ont conduit l’autorité administrative de sévir, à la suite des plaintes récurrentes des habitants. Dans leur plainte, ils dénoncent le fait que leurs bruits nocturnes empêchaient les enfants d’apprendre leurs leçons, les familles de trouver le sommeil puisque les ouailles de cette église débutaient leurs prières à 19 heures.
Le Sous-préfet de Douala Ier a fait une descente sur le terrain qui l’a obligé devant la gravité de la situation à prendre une mesure conservatoire qui a consisté à confisquer le matériel de sonorisation, à sceller ce lieu de culte pour une durée indéterminée, et à signer l’interdiction d’exercer sur tout l’étendu du département du Wouri. Le Sous-préfet que nous avons rencontré explique la violation de procédure de Libaï, promoteur de cette église. Il en ressort que Libaï avait obtenu l’autorisation du Minatd pour mener ces activités uniquement dans la ville de Yaoundé sous la dénomination de l’« Eglise biblique de la vie profonde », selon le décret No 91/484 du 03 décembre 1991. Or, il se trouve que le promoteur aurait pour des raisons non élucidées, cédé cette autorisation à un individu de nationalité ivoirienne, qui, à son tour en a profité pour procéder sans autorisation au changement de dénomination. Et exercer sous l’appellation : « Mission évangélique internationale ». « Ce simple échange constitue en soit un délit », affirme Edoa Mballa.
Selon le Sous-préfet de Douala Ier qui a pris fonction, il y a moins d’un mois, cette église est la deuxième à être scellée sur son territoire de compétence. La semaine dernière, l’église baptisée « Dominion faith » avait également été fermée à Dalip-Akwa, lieu où ses membres siégeaient. En effet, le propriétaire avait pris possession d’un restaurant nommé « Source de bénédiction » pour effectuer ses cultes. Dans l’ensemble, « le problème se situe au niveau où ces églises tiennent leurs prières la nuit et de manière intempestive avec des hauts parleurs », souligne Edoa Mballa. Par la suite, Le sous-préfet conclut : « S’ils le faisaient le jour, il n’y aurait pas de problèmes. On ne suivrait même pas les bruits avec les klaxons de voitures. Mais le mal est que ces gens oublient que les nuisances sonores constituent un délit sévèrement puni par la loi».
Linda MBIAPA (Stagiaire Jade/Syfia), article publié dans Le Messager