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Spécial rentrée scolaire
Le système éducatif camerounais souffre de la prolifération des structures illégales.
L’éducation privée laïc au Cameroun en général et dans la province du Littoral souffre d’un malaise profond, le phénomène des établissements scolaires clandestins. Ce malaise gangrène ce système éducatif au point d’en laisser d’énormes séquelles. La qualité de l’enseignement prend un sérieux plomb dans l’aile, les fondateurs des établissements privés dénoncent les manques à gagner, pendant que les parents se font tout simplement floués. Ce qu’ils découvrent très souvent au moment de la publication des listes des candidats admis à composer. C’est alors qu’ils se rendent compte que les dossiers d’examen n’ont pas été déposés parce que l’établissement n’est pas reconnu. Ras-le-bol, grogne et menace à l’ordre public sont les attitudes des familles victimes. Les autorités administratives saisies, doivent alors prendre des mesures d’exception pour palier au plus pressé.
Pour combattre ce phénomène qui a pris d’importantes proportions, Les ministères de l’éducation ne sont pas en reste. « Il m’a été donné de constater que le traitement des dossiers …s’effectue avec beaucoup de complaisances, se traduisant par le non rejet des dossiers incomplets…cette situation est fort regrettable, car elle constitue la principale cause de la prolifération d’établissements scolaires clandestins…», indique le ministre Bapès Bapès dans un rappel à l’ordre aux délégués provinciaux en date du 23 septembre 2005. L’année scolaire 2007-2008, une chasse sans merci a été menée aux établissements clandestins dans le Littoral. Menée en synergie avec le syndicat des fondateurs des établissements privés, le Minedub et le Minesec avaient déployé des responsables de ses services centraux pour appuyer cette opération dans le littoral. Une province réputée tenir le flambeau de ce phénomène sur le plan national.
Le Seduc monte au créneau
En ce début d’année scolaire 2008-2009, l’opération n’a pas connu le même déploiement. Pour autant, il n’a pas été mis sous le boisseau. Le secrétariat à l’éducation de l’enseignement privé laïc (Seduc) du Littoral poursuit le combat. « Nous avons axé notre action dans la sensibilisation des parents. C’est pourquoi je suis de plus en plus présent ces derniers jours dans les médias pour une campagne de sensibilisation », affirme Barthélemy Basson, le secrétaire. A cet effet, les listes des établissements scolaires autorisés et clandestins aussi bien à l’éducation de base qu’au secondaire ont été élaborées et une campagne d’affichage est en cours dans les établissements concernés. Le recensement effectué par le Seduc Littoral, a publié une liste de 472 établissements scolaires de base (écoles maternelles, primaires et groupes scolaires compris) et de 147 établissements scolaires secondaires autorisés à fonctionner.
En revanche, il est aussi listé 108 établissements scolaires secondaires clandestins en cette rentrée 2008-2009. Au niveau secondaire, 21 ont réussi à fonctionner l’année scolaire 2007-2008 et 9 ont nouvellement ouvert en cette rentrée scolaire 2008-2009. 53 ne possèdent aucun papier et 18 ayant simplement obtenu une autorisation de création. «Les promoteurs de ces établissements font dans l’amalgame. Car on obtient d’abord l’autorisation de création et par la suite l’autorisation d’ouvrir. Or, plusieurs brandissent l’autorisation de création en lieu et place de l’autorisation d’ouverture », souligne Barthélemy Basson. Mais il y a aussi le cas de ceux qui sont logés dans les foyers et cases sociales. « Ils sont au nombre de 37 et nous avons saisi la délégation provinciale des affaires sociale à cet effet », serine Basson. Au Seduc, on déplore l’absence des moyens financiers pour mener jusqu’au bout ce combat d’assainissement. «On fait face aux difficultés financières énormes. Nous sommes abandonnés dans ce combat par l’Etat dont c’est la principale responsabilité», déplore un cadre.
Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 17-9-2007