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Société - Hôpitaux publics
La réunion décisive de mercredi avec le ministre de la santé publique s’est soldée par un échec. La grève est maintenue.
« Sauf un décret du président de la république allant dans le sens de leurs revendications, sinon rien n’arrêtera le personnel médico-santinaire vacataire », soutient une responsable du Synpems (Syndicat national du personnel médico-sanitaire) du Cameroun. C’est la position maintenue à l’issu de la rencontre annoncée de décisive de mercredi 2 juillet avec le ministre de la santé publique. «La grève aura belle et bien lieu le mardi 8 juillet. Vous comprenez que la rencontre avec le ministre de la santé publique a accouché d’une souris. Aucune de nos revendications n’a été satisfaite », affirme Balla Balla, le président du synpems. A l’hôpital Laquintinie de Douala, c’est la grande effervescence au sein du personnel médico-sanitaire vacataire. Le personnel temporaire multiplie les actions de mobilisations pour le respect de la menace de grève annoncée pour le 8 juillet. Hier jeudi, des équipes de sensibilisations sillonnaient encore les différents services.
Bien avant le mercredi, il a été enregistré des mouvements de protestations, certes de faible amplitude. Quarante heures plus tôt, le mardi matin, c’était la bousculade des délégués syndicaux des différents services et du personnel vacataire pour soit se faire enregistrer, soit déposer les listes des syndiqués auprès de la présidente provinciale du personnel temporaire au sein du Synpems pour le Littoral. Le vendredi 27 juin, la réunion entre les responsables du synpems et le ministre de la santé publique s’était déjà achevé à queue de poisson. Ce qui a contraint les responsables de la centrale du Synpems de se référer au Premier ministre. A l’occasion, le Premier ministre, Ephraim Inoni aurait demandé que soit effectué le recensement du le personnel médico-sanitaire vacataire sur l’ensemble du Cameroun.
Le personnel fonctionnaire ne semble pas concerné par cette grève. « Revendiquer d’accord, mais avant, il faut que chacun fasse correctement son travail. Car c’est ce personnel temporaire qui est la pieuvre de tous les mots de l’hôpital Laquintinie. Il rackette voire arnaque dangereusement les malades », lance un major. En réplique, le personnel temporaire estime que « le personnel fonctionnaire n’a pas les mêmes problèmes. Il est immatriculé et préserve leur statut ce qui est compréhensible », lance une délégué syndicale.
Les revendications portent sur la contractualisation des plus de 10.000 personnels médico-sanitaires comme l’avait promis le Chef de l’Etat lors de son discours de mars, au cours duquel il a pris d’importantes mesures visant à améliorer les conditions de vie des camerounais dans l’optique de lutter contre la vie chère. Les syndicalistes citent aussi les résolutions prises dans les négociations qui avaient suivi la grève synpems du 9 juillet 2007. Dans la litanie des revendications, il y a aussi le non respect des montants de salaire à allouer aux temporaires dans certains hôpitaux publics. Un coup d’œil dans les fiches révèle que le personnel temporaire de l’hôpital Laquintinie à un salaire qui varie de 43.000 Fcfa à 58.000 Fcfa.
Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 4-7-2008