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Fête du travail
Il existe bien un travail décent définit par l'Oit et mise en place avec le concours des politiques économiques et sociales, en partenariat avec les principales institutions internationales. En marge de cela tout autre n’est que du travail illégal
C’est le moins que l’on puisse dire. Au Cameroun, le travail illégal qui n’est autre que le travail au noir prend des proportions. Et pour cause, il n’y a aucune mesure mise sur pied pour lutter contre le travail illégal. Les demandeurs d’emploi camerounais sont tout aussi responsables de cet état de chose. Dans un environnement où les conditions de l’auto-emploi ne sont pas toujours réunies, et où chaque année des milliers de diplômes sont déversés dans le marché de l’emploi sans aucune perspectives, plusieurs sont prêts à accepter la première proposition de travail. Faisant fi des conditions ignobles et n’osant jamais exiger l’amélioration de celles-ci.
Ce qui ouvre la voie au travail non déclaré et renforce l’expansion de toutes les formes de travail illégal à l’instar des emplois : d’intérimaires à vie ; d’étrangers sans titre de travail, du travail des enfants... Les secteurs les plus concernés sont la manutention, le bâtiment et les travaux publics, la confection, le gardiennage, l’agriculture, la restauration, le spectacle et les médias. On s’en doute, le travail au noir est un phénomène grave et préjudiciable, à l'origine de nombreux problèmes tels que la menace pour la protection des travailleurs, distorsions de la concurrence au sein des branches économiques, pertes de recettes pour l’administration fiscale et les assurances sociales.
Pour lutter efficacement contre le travail au noir. Il faudra surtout favoriser les facilités administratives pour rendre la sécurité et les assurances sociales accessibles pour tous, collecter les redevances y afférente à la source, introduire une procédure simplifiée pour la déclaration d'activités dépendantes de faible ampleur (travaux domestiques, activités temporaires ou de portée très limitée); et instaurer des sanctions renforcées à l’instar de la non éligibilité d'une entreprise aux marchés publics et suppression ou réduction des aides financières publiques. Tout ceci restera vain si rien n’est fait pour susciter une véritable prise de conscience des employés, employeurs et aux autorités, les connaissances nécessaires pour appliquer correctement les dispositions du code du travail en vigueur.
Travail décent c’est possible
Toute chose qui permet de se conformer au travail décent dont promeut l’organisation international du Travail (Oit). «Le but fondamental de l'Oit aujourd’hui est de promouvoir l'accès des hommes et des femmes à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de dignité humaine», déclare Juan Somavia, Directeur général du Bureau international du travail (Bit)
Le travail décent se traduit par l’accessibilité à un emploi et à une juste rémunération, à jouir de droits, de moyens d‘expression et de reconnaissance, à bénéficier d’une stabilité familiale et d’un développement personnel, de justice et d‘égalité entre les sexes. Autant le travail décent est le fondement de la paix, autant il doit s’appuyer sur une plate-forme tripartite où se rejoignent les préoccupations des gouvernements, des travailleurs et des employeurs.
Le travail décent peut s’appréhender à travers quatre objectifs stratégiques: - les principes et droits fondamentaux au travail et les normes internationales du travail; - les possibilités d’emploi et de rémunération; la protection et la sécurité sociales; - le dialogue social et le tripartisme. Ces objectifs valent pour tous, hommes et femmes, dans l’économie formelle ou non, qu’ils occupent un emploi salarié ou travaillent à leur compte, dans les champs, les usines ou les bureaux, à domicile ou à l’extérieur.
Mathieu Nathanaël NJOG