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Déroulée sous fond de boycott

Douala - Journée internationale de la Femme

La célébration de la 23è édition de la journée internationale de la femme n’a pas connu l’affluence populaire de la gent féminine.

 

Deux heures d’horloge, c’est la durée qu’aura mise le défilé à la place de l’Udeac à Douala. Trente minutes plus tôt, le protocole mettait déjà la pression sur les mouvements de femmes qui n’étaient pas encore passés devant la tribune. « Accélérez le pas, réduisez l’écart, rattraper l’autre groupe, sinon nous serions obligés d’éliminer certains, comme avec d’autres groupes », lance péremptoire un membre du protocole. Ce qui traduit au-delà de l’enthousiasme des femmes qui avaient fait le déplacement de la place de l’Udeac, la très mauvaise organisation des différents mouvements corporatifs et associatifs présents. L’un des cadres de la Camair va relever cette mauvaise prestation de leurs femmes lors du cocktail de fin.

Mais le temps mis pour le défilé indique aussi à suffisance et comparativement aux années précédentes, que les femmes ne sont pas sorties en masse malgré la campagne de sensibilisation faite par les délégations provinciales et départementales de la promotion de la femme et de la famille (Minproff). Pour plusieurs femmes, cette fête n’a pas lieu d’être au regard du dévoiement que certaines de leurs sœurs en font. « Je ne me suis pas procurée le pagne et je ne participe à aucune activité ayant trait à cette fête parce que, je pense qu’elle n’a pas de sens, mieux que les femmes ne lui donnent pas son vrai sens », souligne Mme Mendo. Curieusement plusieurs femmes interrogées ne savaient pas le thème de cette 23è édition. « Investir dans la femme et la fille ».

 

Faible mobilisation

Ce qui n’émousse en rien la satisfaction de Madame le délégué provincial du Minproff du Littoral. «La mobilisation des femmes était certes moyenne, mais satisfaisante. Il ne faut pas oublier que les évènements chauds de la semaine précédente ont marqué les consciences.  Je tiens à remercier toutes les femmes qui ont défié le mot d’ordre qui a circulé la veille appelant les femmes à ne pas sortir », déclare Patricia Bebey.

En effet, la veille, un mouvement de femmes a demandé aux femmes de porter le deuil. L’appel conseillait aux femmes de porter un brassard rouge pour compatir avec les familles dont les enfants ont été tués dans la semaine du 25 au 29 février lors des soulèvements sociaux de protestation contre la vie chère. Si aucune femme n’a porté le brassard rouge lors du défilé, on a observé qu’en plus de la faible participation des femmes, certaines ont arboré en lieu et place du pagne conventionnelle, des tenues de ville. Chacune allant de son argumentaire. Pour les unes c’est parce qu’elles n’ont pas pu s’offrir le pagne, pour d’autres il s’agissait de respecter les consignes religieuses qui dénoncent la présence des signes cabalistiques sur le design du pagne du 8 mars. «Après la condamnation faite par l’église sur le motif du pagne de l’année dernière on constate que les mêmes insignes sont revenues mais ont été savamment dissimulées », révèle Gisèle M. Par ailleurs pour certaines, à l’instar de Madame Bollo, présidente de l’Alvf (Association contre les violences faites aux femmes), elle entendait ainsi porter le deuil. En revanche pour d’autres, elles entendent par principes se démarquer de l’embrigadement que des intérêts occultes motivent pour dresser les femmes dans un certain conformisme vestimentaire avec le pagne de circonstance.

Mathieu Nathanaël NJOG

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