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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Carrefour Ange Raphaël donne le ton dès minuit

Cité-Sic – BP Cité – Bépanda – Déido

 

La grèves des taxis et moto-taxis pour protester contre la hausse du prix du carburant, a pris les allures d'un ras-le-bol des populkations contre la vie cher.

 

Les jeunes gens organisés en bande, et recrutés dans toutes les couches de la sociétés (moto-taxi mens, sans emploi, élèves et étudiants) n’ont pas attendu la matinée de lundi 25 février pour lancer les hostilités. Dès que les horloges ont passé le cap de minuit dans la nuit de dimanche à lundi dernier, les jeunes gens érigent des barricades au carrefour Ange Raphaël. Ils entendent respecter le mot d’ordre de grève lancer par les taxi-men et mototaxi-men pour protester contre la vie chère. Une heure plus tard, on enregistre le premier affrontement entre ces jeunes et une patrouille de la police arrivée sur les lieux. Jets de gazes lacrymogènes et tirs de coup de feu sont enregistrés. Les étudiants postés en observateurs devant les grills de l’Université de Douala sont pris à partie. La police dégage les barricades avant de rebrousser chemin.

Ce n’est que partie remise. Car, après leur départ, les jeunes gens reviennent à la charge aux environs de 02 heures du matin, cette fois plus que jamais déterminés, allumant un grand feu et érigent à nouveau des barricades. Dès cinq heures du matin, la mobilisation se fait plus forte. La paralysie est totale de Mobil Guinness à la Sic Cacao en passant par le Terminus cité. Mais il faut attendre, les premières heures de la matinée  pour voir les habitants  de Terminus Cité, Belle Hollandaise, BP Cité, Entrée Camrail, Commissariat du 7ème arrondissement, Entrée Bépanda et Déido se mêler dans la danse, allumant plusieurs foyers avec des roues, du matériel provisoire des kiosques posés aux abords de la route. Sous le regard des hommes, femmes et enfants apeurés mais aussi surexcités. Soutenant cette action et exprimant leur ras-le-bol.

Un climat de tension qui a obligé tous les commerces et entreprises de la localité à rester fermer. Et les établissements maternels, primaires et secondaires ont été contraints de libérer les élèves. Même l’Université de Douala n’a pas pu fonctionner. « Les examens prévus dans les différentes facultés ce jour n’ont pas eu lieu, faute d’enseignants et de responsables administratifs qui n’ont pas pu faire le déplacement », confie un responsable de la Fsega, résidant aux environs.

Pendant ce temps, De Bépanda à Déido, les jeunes gens d’une moyenne d’âge de 14 ans tiennent les forces de l’ordre en respect. Dès l’entame de leurs manifestations, ceux de Déido vont se poster devant le commissariat du 9ème arrondissement, où ils ont entonné l’hymne national, avant de descendre dans la rue. Obligeant,  les responsables des établissements, à l’instar du lycée Bilingue de Déido, du collège Eyengue Kongo et autres de libérer les élèves.  La descente sur le terrain des éléments de la gendarmerie nationale va susciter un affrontement où les manifestants vont se livrer à l’intifada.

On peut déplorer au passage des débordements des manifestants qui ont profité pour se livrer au pillage et braquage en plein jour. Notamment entre l’entrée Bépanda et le carrefour Bonfils.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

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